L’Argentine dénonce les tirs de roquettes du Hamas
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L’Argentine dénonce les tirs de roquettes du Hamas

Buenos Aires a fait part de sa "profonde inquiétude" quant aux violences qui ont été "causées par le lancement de roquettes en direction d'Israël"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, aux côtés du président argentin Mauricio Macri à la résidence présidentielle Casa Rosada de  Buenos Aires, le 12 septembre 2017. (Crédit : Juan Mabromata/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, aux côtés du président argentin Mauricio Macri à la résidence présidentielle Casa Rosada de Buenos Aires, le 12 septembre 2017. (Crédit : Juan Mabromata/AFP)

BUENOS AIRES, Argentine — Dans le cadre du changement d’attitude de Buenos Aires vis-à-vis de Jérusalem, le ministre argentin des Affaires étrangères a diffusé vendredi un communiqué dans lequel il semble imputer aux Palestiniens la responsabilité des récents affrontements entre l’armée israélienne et le groupe terroriste palestinien du Hamas.

En référence à la récente escalade des tensions, au cours de laquelle le groupe terroriste palestinien a tiré des centaines de roquettes en territoire israélien et essuyé les tirs de représailles de l’armée israélienne contre des positions et des membres du Hamas, le communiqué a fait part de sa « profonde inquiétude » sur les violences qui ont été « causées par le lancement de roquettes en direction d’Israël ».

Dans un tweet diffusé sur le compte officiel ce même jour, le ministère a réitéré cette position dans les mêmes termes.

« Le gouvernement argentin a réaffirmé le besoin pressant de relancer le processus de paix afin de parvenir à une solution juste et durable, afin que l’Etat d’Israël puisse vivre pacifiquement aux côtés de ses voisins, dans des frontières sécurisées et internationalement reconnues, et que le peuple palestinien puisse établir un état indépendant, souverain et viable dans les frontières de 1967, et conformément aux accords que les parties auront conclu au cours des pourparlers », poursuit le communiqué.

Les relations entre l’Argentine et Israël se sont réchauffées depuis l’élection du président Mauricio Macri en 2015. Il a remplacé Cristina Fernandez de Kirchner. En 2010, Kirchner avait reconnu la Palestine comme un état « libre et indépendant ».

L’armée israélienne lance un missile du système du Dôme de fer pour intercepter une roquette de Gaza depuis une position dans la ville du sud israélien d’Ashkelon, le 29 mai 2018 (Crédit : AFP PHOTO / MENAHEM KAHANA)

En juin, un tribunal argentin a statué que le procureur juif Alberto Nisman avait été tué suite à ses accusations contre Kirchner. Il avait affirmé qu’elle couvrait le rôle de l’Iran dans l’attentat du centre juif AMIA en 1994.

Le 14 janvier 2015, Nisman avait accusé la présidente de l’époque et affirmé que Kirchner et d’autres responsables avaient décidé de « ne pas incriminer » d’anciens responsables de la République islamique et tenté « d’effacer » leur rôle dans la planification du bombardement du centre juif AMIA à Buenos Aires, qui avait fait 85 morts et des centaines de blessés, en vertu d’un accord avec les responsables iraniens.

Quatre jours plus tard, le corps de Nisman avait été retrouvé dans son appartement, avec une balle dans la tête. Il devait présenter quelques heures plus tard des preuves aux élus argentins, selon lesquelles le gouvernement avait dissimulé le rôle de l’Iran dans cet attentat.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est rendu à Buenos Aires à la fin de l’année dernière et avait rencontre le président Macri, qu’il a qualifié de « véritable ami d’Israël ».

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