Israël en guerre - Jour 192

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L’armée a bouclé son enquête préliminaire sur la mort d’un enfant palestinien

Un officier sera officiellement sanctionné ; "des failles ont entraîné des erreurs dans la prise de décision" des soldats, a fait savoir Tsahal

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

À gauche : Mohammed Tamimi, touché accidentellement par des tirs de Tsahal en Cisjordanie le 1er juin 2023. À droite : Des soldats et secouristes sur les lieux d'une fusillade contre un poste de Tsahal près de l'implantation de Neve Tzuf en Cisjordanie, le 1er juin 2023. (Crédit :  Réseaux sociaux ; Medabrim Tikshoret)

Des soldats et secouristes sur les lieux d'une fusillade contre un poste de Tsahal près de l'implantation de Neve Tzuf en Cisjordanie, le 1er juin 2023.
À gauche : Mohammed Tamimi, touché accidentellement par des tirs de Tsahal en Cisjordanie le 1er juin 2023. À droite : Des soldats et secouristes sur les lieux d'une fusillade contre un poste de Tsahal près de l'implantation de Neve Tzuf en Cisjordanie, le 1er juin 2023. (Crédit : Réseaux sociaux ; Medabrim Tikshoret) Des soldats et secouristes sur les lieux d'une fusillade contre un poste de Tsahal près de l'implantation de Neve Tzuf en Cisjordanie, le 1er juin 2023.

L’armée israélienne a indiqué mercredi avoir terminé son enquête sur la mort d’un petit garçon palestinien accidentellement touché par les balles des soldats en Cisjordanie, au début du mois.

Selon ces investigations, deux hommes armés palestiniens avaient ouvert le feu le 1er juin en direction de l’implantation de Neve Tzuf (aussi connue sous le nom de Halamish) et d’un poste militaire adjacent, situé aux abords du village palestinien de Nabi Saleh.

Les soldats stationnés au poste avaient tiré en riposte – mais leurs balles avaient atteint un père et son fils, des Palestiniens, suite à une erreur d’identification.

Le petit garçon avait finalement succombé à ses blessures.

L’enquête indique que les militaires qui contrôlaient les images tournées par les caméras de surveillance avaient identifié les deux hommes armés, et qu’ils avaient transmis ces informations aux troupes qui étaient stationnées dans le poste militaire. Les soldats qui étaient déployés dans ce dernier avaient entendu des coups de feu sans parvenir par ailleurs à en localiser la source.

Selon l’enquête encore, un officier qui s’était rapidement rendu sur les lieux avait commencé à ratisser le secteur pour retrouver les deux individus qui avaient pris la fuite. Il avait tiré un coup de semonce – contre les règles de Tsahal – après avoir remarqué un véhicule suspect.

Les investigations ont révélé qu’au même moment, l’un des deux soldats présents au poste, situé à proximité d’un village palestinien, avait remarqué deux personnes entrant dans un véhicule, et qu’il avait pensé à tort qu’il s’agissait du Palestinien armé qui avait tiré en direction de l’implantation.

Le soldat avait demandé à son commandant la permission d’ouvrir le feu et après l’avoir obtenue, il avait tiré plusieurs balles dans la voiture – blessant mortellement Mohammed Tamimi, âgé de trois ans. Son père, Haitham Tamimi, avait été grièvement blessé.

« La séquence des événements et le bruit des tirs de l’officier pendant les recherches dans le village ont amené le soldat à croire que c’était les coups de feu des terroristes en fuite », a noté l’armée.

Les deux Palestiniens étaient arrivés au poste militaire peu après, et ils avaient été pris en charge par les médecins de Tsahal. Le petit garçon avait été héliporté vers un hôpital israélien, où il avait succombé à ses blessures plusieurs jours plus tard.

« L’enquête a révélé des failles dans le commandement et dans le contrôle des commandants au cours de cet incident, et d’autres dans les signalements et dans le dialogue entre les forces déployées sur le terrain – des failles qui ont entraîné des erreurs dans la prise de décision », a indiqué l’armée.

L’officier qui a tiré un coup de semonce, contrevenant en cela aux règles de l’armée, sera sanctionné, a-t-elle ajouté.

Les résultats de l’enquête ont été confiés au bureau du procureur militaire à des fins d’évaluation.

Le chef du Commandement central, le général Yehuda Fox, a dit « regretter les atteintes faites aux civils et la mort de ce petit enfant. Nous continuerons à tirer des leçons de cet incident et à nous améliorer de manière à prendre le terrorisme pour cible de manière plus précise ».

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