L’armée découvre un tunnel d’attaque transfrontalier qui part du sud de Gaza
Rechercher

L’armée découvre un tunnel d’attaque transfrontalier qui part du sud de Gaza

L'armée a déclaré que ce passage a été découvert pendant les travaux de construction de la barrière souterraine autour de l'enclave

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Photo prise à l'intérieur d'un tunnel terroriste du Hamas que l'armée israélienne a détruit lors de frappes aériennes le 29 mai 2018. L'armée a indiqué que le tunnel s'étendait de l'Égypte à Israël en passant par Gaza. (Avec l'aimable autorisation de Tsahal)
Photo prise à l'intérieur d'un tunnel terroriste du Hamas que l'armée israélienne a détruit lors de frappes aériennes le 29 mai 2018. L'armée a indiqué que le tunnel s'étendait de l'Égypte à Israël en passant par Gaza. (Avec l'aimable autorisation de Tsahal)

L’armée israélienne a découvert lundi un tunnel d’attaque transfrontalier qui prenait naissance dans la bande de Gaza et pénétrait dans le territoire israélien, 5 ans après le début d’une opération visant à localiser et détruire ces passages.

Le tunnel a été découvert pendant la construction d’une barrière souterraine autour de l’enclave côtière, selon l’armée israélienne.

A l’heure actuelle si le tunnel découvert lundi a été récemment creusé ou s’il s’agit d’un passage plus ancien n’ayant pas été découvert par l’armée israélienne.

« A ce stade, les soldats de l’armée mènent une enquête sur ce passage. Des détails seront prochainement communiqués », a fait savoir l’armée dans un communiqué diffusé lundi soir.

Un porte-parole de la région d’Eshkol, où le tunnel a été trouvé, a déclaré que les autorités locales étaient en contact avec l’armée à ce sujet.

« Le tunnel ne représente pas une menace et l’armée s’en occupe », a déclaré le conseil régional dans un message adressé aux habitants.

La construction d’une barrière souterraine le long de la frontière gazaouie, côté israélien, le 8 septembre 2016. (Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov, Archive)

Ce tunnel transfrontalier est le 18e découvert depuis la fin de la guerre de 2014, selon la Douzième chaîne.

L’armée avait proposé de construire une barrière souterraine à la frontière avec Gaza, après la guerre de 2014, aussi appelée Opération Bordure protectrice. Durant les combats, l’armée a eu largement recours à ces réseaux de tunnels pour envoyer des combattants en Israël et pour déplacer ses agents terroristes et ses munitions au sein de la bande de Gaza.

Les travaux du projet du ministère de la Défense ont commencé pour de bon en 2016. Selon l’armée, il devrait être terminé pour la fin de l’année 2019.

La barrière de 65 kilomètres est construite à l’intérieur du territoire israélien. Elle est située à une distance allant de 50 à 300 mètres de la frontière gazaouie.

Des centaines de personnes, Israéliens et étrangers, sont impliquées dans le projet. Ils portent des gilets pare-balles et sont sous la protection de l’armée.

Des usines de béton ont été construites près de la bande de Gaza pour accélérer la production.

Travaux de construction d’une barrière de sécurité souterraine pour déjouer les attaques de terroristes palestiniens à la frontière avec Gaza, en septembre 2016. (Crédit : capture d’écran Ynet)

Pour construire ce mur souterrain, les travailleurs utilisent la technique dite de la « paroi moulée », qui consiste à creuser des tranchées verticales dans le sol puis à les remplir de béton armé équipé de capteurs, qui agit à la fois comme barrière physique et comme détecteur.

Ils utilisent un coupe-tranchés, un outil puissant qui permet de percer dans le sol, importé depuis l’Allemagne.

Ce coupe-tranchées permet en plus de découvrir tous les tunnels qui n’ont pas été localisés ou qui ont été récemment creusés. L’espace laissé par le coupe-tranchées – et par tout tunnel du Hamas découvert au passage – est rempli de bentonite, une argile colloïdale qui gonfle au contact de l’eau.

C’est supposé empêcher les tranchées de s’effondrer, et présente l’avantage supplémentaire d’indiquer la présence d’un tunnel, parce que la bentonite s’écoulerait rapidement à l’horizontale pour le remplir.

Pour créer le mur, les travailleurs versent ensuite du béton classique dans la tranchée et le renforce en y ajoutant des supports en métal équipés de capteurs.

La fortification de la frontière de Gaza devrait coûter près de 3 milliards de shekels, dont 2,4 milliards pour la partie souterraine du mur.

En plus de cette barrière, l’armée a également commencé au début de l’année la construction d’une nouvelle barrière en métal, de 6 mètres de haut et a ajouté des brise-lames sur la côte autour de Gaza, entre autres mesures protectrices, afin d’éviter toute infiltration en Israël par la mer, comme cela a été le cas en 2014.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...