L’armée ferme 2 ateliers suspects en Cisjordanie
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L’armée ferme 2 ateliers suspects en Cisjordanie

Une salle de mariage palestinienne à l’extérieur de Jérusalem a fermé car le propriétaire n'a pas réussi à faire cesser les tirs de célébration

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les soldats israéliens ont scellé un atelier qui aurait fabriqué des armes illégales à Yatta, en dehors de Hébron, tôt le matin le 8 novembre 2016 (Crédit : Unité des porte-parole de l'armée israélienne)
Les soldats israéliens ont scellé un atelier qui aurait fabriqué des armes illégales à Yatta, en dehors de Hébron, tôt le matin le 8 novembre 2016 (Crédit : Unité des porte-parole de l'armée israélienne)

Dans des raids mardi matin, les troupes israéliennes ont fermé deux ateliers qui auraient été utilisés pour fabriquer des armes illégales à Jénine et à l’extérieur de Hébron, selon l’armée.

Les raids faisaient partie des récents efforts de l’armée pour limiter la production et la vente d’armes illégales en Cisjordanie. Jusqu’à présent cette année, l’armée a affirmé avoir fermé 37 ateliers illégaux d’armement et confisqué plus de 370 armes.

Juste après minuit mardi, des membres de la Brigade Menashe de Tsahal, qui opère dans le nord de la Cisjordanie, ainsi que la police des frontières, ont scellé les portes d’un bâtiment dans la ville de Jénine, au nord de la Cisjordanie, où des armes illégales auraient été fabriquées.

Un suspect, qui serait lié à l’atelier, a également été arrêté, a déclaré un porte-parole de l’armée.

Une opération similaire a été menée dans le village de Yatta, à l’extérieur de Hébron, par la brigade de Judée, qui est responsable de cette zone.

Des soldats israéliens en train de saisit une presse-foret dans un atelier prétendument utilisé pour fabriquer des armes illégales dans la ville de Jénine, en Cisjordanie, le 8 novembre 2016 (Crédit : Unité des portes-paroles de l'armée israélienne)
Des soldats israéliens en train de saisit une presse-foret dans un atelier prétendument utilisé pour fabriquer des armes illégales dans la ville de Jénine, en Cisjordanie, le 8 novembre 2016 (Crédit : Unité des portes-paroles de l’armée israélienne)

Pendant d’autres raids dans le village, les troupes ont localisé « un pistolet artisanal avec des balles compatibles, une valise remplie de 15 couteaux, un certain nombre de balles et du matériel d’incitation [à la haine] », a précisé l’armée.

Des couteaux et des pièces de fusil ont été saisis par des soldats israéliens lors d'un raid à Yatta, en dehors de Hébron, tôt le matin le 8 novembre 2016 (Crédit : Unité de Porte-parole de Tsahal)
Des couteaux et des pièces de fusil ont été saisis par des soldats israéliens lors d’un raid à Yatta, en dehors de Hébron, tôt le matin le 8 novembre 2016 (Crédit : Unité de Porte-parole de Tsahal)

Le propriétaire de l’atelier, ainsi que deux autres personnes, ont été arrêtés par les troupes de l’armée et ont été remis à la police et au service de sécurité de Shin Bet pour y être interrogés, a déclaré le porte-parole.

Yatta, comme le reste de la région de Hébron, a été un site des activités terroristes au cours de la dernière année. Yatta est la ville natale des terroristes armés qui ont tué quatre Israéliens dans l’attentat terroriste de Sarona et de l’adolescente qui a brutalement tué Dafna Meir, une mère de six enfants, dans sa maison dans l’implantation d’Otniel.

Bien que l’armée ait annoncé avoir saisi des centaines de fusils, où au moins certains d’entre eux étaient – un tromblon confisqués en mai, par exemple – n’aurait probablement pas, ou ne pourrait pas, être utilisés dans les attaques terroristes.

En effet, un bon nombre des armes circulant en Cisjordanie sont utilisés pour des tirs de célébration lors de mariages et d’autres occasions, une coutume courante dans la société palestinienne.

Cependant, la crainte est que ces armes, achetées pour leur défense personnelle ou la célébration des événements puissent un jour être employés au cours d’attaques terroristes.

Dans un effort pour réprimer cette pratique, les soldats israéliens ont temporairement fermé une salle de mariage lundi dans le village de la rive ouest d’Eizariya, juste à l’extérieur de Jérusalem, après que de multiples incidents où les participants à un mariage ont tiré en l’air.

Après plusieurs avertissements, le propriétaire du bâtiment a eu 30 jours pour résoudre le problème ou sa salle serait fermée en permanence.

Selon l’armée, les habitants de Maale Adumim se plaignaient souvent d’avoir entendu des coups de feu « et des balles ont même été trouvées » dans l’établissement, a déclaré l’armée.

« Ce phénomène présente un risque réel pour la vie des résidents de la communauté », a ajouté l’armée.

Le mois dernier, un garçon de 10 ans aurait été tué par une balle perdue tirée lors d’un mariage près de Khan Younis, dans la bande de Gaza.

Le propriétaire de la salle d’Eizariya avait reçu deux avertissements avant que l’ordre de fermeture ne soit publié lundi. Il a déclaré qu’il était incapable de contrôler les invités armés dans sa salle, a signalé le site palestinien Maan.

Des soldats israéliens ont également arrêté deux autres suspects palestiniens lors des raids de la matinée en Cisjordanie, l’un au camp de réfugiés de Jalazoun, à l’extérieur de Ramallah, et l’autre à Budrus, au nord de Modiin. Les deux ont été capturés pour avoir supposément jeté des pierres, selon l’armée.

Des centaines de Juifs orthodoxes prient près de la tombe de JOseph dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 10 juin 2013 (Crédit : Yaakov Naumi / Flash90)
Des centaines de Juifs orthodoxes prient près de la tombe de JOseph dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 10 juin 2013 (Crédit : Yaakov Naumi / Flash90)

Des troupes ont également escorté environ 800 fidèles sur le lieu de pèlerinage sur la tombe de Joseph – un événement mensuel – dans la ville palestinienne de Naplouse. Comme avec presque chaque visite, les résidants locaux ont jeté des pierres sur les soldats protégeant les Juifs religieux avant que les troupes repoussent les émeutiers avec des moyens non létaux. Il n’y a eu aucun rapport faisant état de blessés graves ou de dommages de part et d’autre.

À Jérusalem-Est, la police israélienne a arrêté neuf résidents locaux accusés d’avoir participé à des émeutes contre les forces de l’ordre, dans le cadre de la répression contre les « lanceurs de pierres, les lanceurs de cocktail Molotov et ceux qui tirent des feux d’artifice sur les civils et les maisons » dans les quartiers juifs adjacents, a indiqué la police.

Les suspects ont été arrêtés dans les camps de réfugiés de Shuafat et d’al-Ayda, ainsi que dans les quartiers Issawiya et Ras al-Amud, selon la police.

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