L’armée libanaise aurait découvert un engin espion israélien à la frontière
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L’armée libanaise aurait découvert un engin espion israélien à la frontière

L’armée affirme que l’armée israélienne a récupéré l’appareil en territoire libanais après sa découverte

Artillerie israélienne à la frontière libanaise, le 28 janvier 2015. Illustration. (Crédit : porte-parole de l'armée israélienne)
Artillerie israélienne à la frontière libanaise, le 28 janvier 2015. Illustration. (Crédit : porte-parole de l'armée israélienne)

L’armée libanaise a affirmé qu’Israël avait retiré un engin espion que l’armée israélienne avait placé en territoire libanais cette semaine, après sa découverte par une patrouille militaire libanaise.

Selon un communiqué de l’armée libanaise samedi, qui a été cité par plusieurs médias israéliens, une patrouille a identifié l’appareil jeudi dans la région contestée des Fermes de Chebaa, connue en Israël sous le nom de Har Dov.

L’armée libanaise a affirmé que quand des renforts étaient ensuite arrivés sur les lieux pour examiner l’engin, il a été découvert qu’il avait déjà été retiré par l’armée israélienne.

L’armée israélienne n’a pas commenté le sujet.

En août, le Conseil de sécurité des Nations unies a prévenu que des violations de l’accord de cessation des hostilités entre le Liban et Israël pourraient entraîner un nouveau conflit « qu’aucune des parties de la région ne peut se permettre. »

L’avertissement du Conseil a pris la forme d’une résolution adoptée à l’unanimité le 30 août, et étendant le mandat des forces de maintien de la paix de l’ONU dans le sud du Liban, qui surveille la cessation des hostilités, jusqu’au 31 août 2017. Elle a maintenu le plafond de la mission à 15 000 soldats, soutenus par des équipes civiles internationales et locales.

Le Conseil a exprimé ses inquiétudes devant « les progrès limités faits pour l’établissement d’un cessez-le-feu permanent. »

Il a appelé toutes les parties « à faire tous les efforts pour assurer que la cessation des hostilités est maintenue, exercer un maximum de calme et de retenue et empêcher tout acte ou parole qui pourrait mettre en danger la cessation des hostilités ou déstabiliser la région. »

La résolution du Conseil de sécurité ordonnant la cessation des hostilités a mis fin à une guerre de 34 jours entre Israël et le Hezbollah dans le sud du Liban à l’été 2006. Les combats ont tué 1 200 Libanais et 160 Israéliens, et ont fini dans une impasse.

La force de l’ONU, présente dans le sud du Liban depuis 1978, a été étendue après la guerre de 2006 pour que les casques bleus puissent se déployer à la frontière pour aider les troupes libanaises à étendre leur autorité sur le sud pour la première fois depuis des décennies.

Les tensions au Liban se sont accrues après l’échec des politiques à choisir un nouveau président, un gouvernement inefficace et un Parlement qui ne se réunit que très peu. Le pays a jusqu’à présent réussi à survivre au chaos de plus de cinq ans de conflit dans la Syrie voisine, mais des inquiétudes croissantes se posent avec l’aggravation du conflit régional.

Des agences ont contribué à cet article.

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