L’armée permet les funérailles non-orthodoxes suite à une plainte
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L’armée permet les funérailles non-orthodoxes suite à une plainte

Les funérailles militaires devaient, dans le passé, être nécessairement présidées par des rabbins orthodoxes. De nouvelles règles devraient être déployées dans les prochains mois

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Photo d'illustration de funérailles militaires au cimetière du mont Herzl de Jérusalem, le 5 juillet 2017 (Crédit :  Hadas Parush/Flash90)
Photo d'illustration de funérailles militaires au cimetière du mont Herzl de Jérusalem, le 5 juillet 2017 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

L’armée israélienne a accepté jeudi de permettre que les funérailles de soldats soient présidées par des religieux non-orthodoxes ou de manière laïque, suite à un appel déposé auprès de la Haute cour de justice par une organisation défendant la liberté religieuse.

En 2017, le groupe Hiddush pour la Liberté de religion et l’égalité, avait déposé plainte auprès de la haute cour, lui demandant d’obliger l’armée israélienne à revoir ses règles concernant les enterrements pour permettre à des rabbins réformés ou conservateurs de diriger les cérémonies, ainsi qu’à laisser les familles laïques organiser des services non-religieux.

« Les règles stipulent actuellement que… le rabbinat militaire peut les rejeter pour des raisons liées aux procédures des cérémonies religieuses ou à cause de la désacralisation de la cérémonie », avait noté Hiddush dans un communiqué.

Jeudi, une audience a été organisée sur le dossier. Les avocats de Tsahal ont accepté de changer le règlement pour permettre les cérémonies d’inhumation non-orthodoxes et laïques.

Selon Hiddush, les militaires ont fait savoir qu’ils mettraient les prochaines règles en vigueur dans les mois à venir.

Tsahal conserverait la capacité de rejeter certaines requêtes dans « des circonstances extraordinaires » mais qui seront conservées à leur minimum, a dit Hiddush.

Selon l’organisation, l’armée a accepté que, par exemple, son rabbinat « ne s’oppose pas à ce qu’une femme rabbin réformée préside le service religieux d’une cérémonie de funérailles militaires à la demande de la famille », ajoutant que l’avocat de Tsahal « n’a pas pu trouver d’exemple concret où la demande de la famille pour une cérémonie laïque ou orthodoxe serait susceptible de ne pas être honorée ».

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