L’armement utilisé dans les attaques en Arabie saoudite « provient d’Iran »
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L’armement utilisé dans les attaques en Arabie saoudite « provient d’Iran »

"Les Houthis ne sont qu'un instrument aux mains des Gardiens de la révolution et du régime terroriste iranien," a déclaré le colonel saoudien Turki al-Maliki

Le porte-parole de la coalition militaire dirigée par le Saoudien, le colonel Turki al-Maliki, lors d'une conférence de presse à Ryad, le 16 septembre 2019 (Crédit :  Fayez Nureldine / AFP)
Le porte-parole de la coalition militaire dirigée par le Saoudien, le colonel Turki al-Maliki, lors d'une conférence de presse à Ryad, le 16 septembre 2019 (Crédit : Fayez Nureldine / AFP)

L’armement utilisé dans la double attaque contre des installations pétrolières en Arabie saoudite est de provenance iranienne, a affirmé lundi le porte-parole de la coalition sous commandement saoudien qui intervient au Yémen contre les rebelles Houthis.

« L’enquête se poursuit et toutes les indications montrent que les armes utilisées sont iraniennes », a déclaré le porte-parole de la coalition, le colonel saoudien Turki al-Maliki, a propos des attaques de samedi.

Il a ajouté que l’enquête portait également sur l’origine de ces tirs.

Les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont revendiqué la responsabilité de ces attaques d’envergure qui ont entraîné la réduction de moitié de la production de pétrole de l’Arabie saoudite, un poids lourd de l’Opep.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a estimé, pour sa part, qu’il n’y avait aucune preuve que cette « attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial » soit venue du Yémen.

Washington accuse l’Iran d’être à l’origine de ces attaques.

Mais Téhéran a jugé ces accusations « insensées » et « incompréhensibles », par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi.

« Les attaques n’ont pas été lancées à partir du territoire yéménite comme l’ont revendiqué les Houthis, a souligné le colonel Maliki.

« Les Houthis ne sont qu’un instrument aux mains des Gardiens de la révolution et du régime terroriste iranien », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, les autorités koweïtiennes ont lancé une enquête sur des informations faisant état de l' »intrusion » d’un drone qui aurait survolé un palais de l’émir samedi, le même jour que l’attaque dévastatrice contre les installations pétrolières en Arabie saoudite.

Des médias ont émis l’hypothèse qu’un drone tiré d’Irak qui aurait traversé l’espace aérien du Koweït.

Le quotidien koweïtien Al-Raï a rapporté qu’un drone de la taille d’une petite voiture est descendu samedi à l’aube d’une hauteur d’environ 250 mètres au-dessus du palais de l’émir, avant d’allumer ses lumières et de s’envoler.

Le Premier ministre, cheikh Jaber Moubarak Al-Sabah, a ordonné le renforcement des mesures de sécurité autour des installations vitales du pays, selon une déclaration du gouvernement publiée sur Twitter dimanche.

« Les responsables de la sécurité ont commencé une enquête concernant le drone qui a été vu survoler la zone côtière de Koweït », indique ce texte.

Selon Al-Rai, le drone a survolé le palais en bord de mer de l’émir Cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah qui effectue des tests médicaux aux Etats-Unis.

Le Koweït est un membre de l’Opep qui a des frontières terrestres avec l’Irak et l’Arabie saoudite et partage des frontières maritimes avec l’Iran.

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