Rechercher

L’Autriche reste propriétaire de la maison natale d’Hitler

A terme une institution publique devrait s'y installer pour un usage représentant "l'antithèse du nazisme", selon les autorités

La maison natale d'Adolf Hitler à Braunau-am-Inn, en Autriche, près de la frontière allemande. (Crédit : CC BY-SA 3.0/Mattes)
La maison natale d'Adolf Hitler à Braunau-am-Inn, en Autriche, près de la frontière allemande. (Crédit : CC BY-SA 3.0/Mattes)

L’Etat autrichien peut rester propriétaire de la maison natale d’Hitler dont il avait pris possession fin 2016 pour en contrôler l’usage, contre la volonté de l’héritière de cette bâtisse au passé encombrant, a décidé vendredi la Cour constitutionnelle.

Le Parlement avait adopté en décembre une loi d’expropriation de cette maison de ville du 17e siècle située dans le centre de Braunau-am-Inn, à la frontière allemande, ouvrant la voie à une profonde modification architecturale du bâtiment afin que celui-ci ne soit plus un lieu de pèlerinage néo-nazi.

La loi était destinée à mettre fin à un long différend entre l’Etat et sa propriétaire, Gerlinde Pommer.

Si cette dernière observe depuis plusieurs années un silence médiatique absolu sur cet épineux dossier, évitant tout apparition publique, elle avait néanmoins contesté devant la plus haute juridiction autrichienne la vente forcée qu’elle considérait comme illégale.

Mais la Cour constitutionnelle a donné raison vendredi à l’Etat autrichien estimant que cette expropriation a été menée « dans l’intérêt général ».

« La maison présente le risque de devenir un site de pèlerinage (…) au profit de l’idéologie néonazie (…) Il était donc nécessaire de s’assurer qu’aucune infraction ne puisse s’y dérouler », a indiqué la Cour dans son jugement.

La juridiction rappelle que cette vente forcée s’est accompagnée d’une indemnisation, dont le montant n’a pas été dévoilé.

Louée par l’Etat depuis 1972 afin d’en contrôler l’usage, l’imposante bâtisse jaune où le dictateur est né en 1889 a déjà hébergé par le passé un centre pour handicapés, une catégorie de la population qui avait été victime du régime nazi.

Depuis 2011 cependant, la propriétaire avait opposé son veto à tout usage du bâtiment pour lequel l’Etat s’acquittait d’un loyer mensuel de 4.800 euros. Inoccupé, le bâtiment était devenu un lieu de rendez-vous de nostalgiques du IIIe Reich.

Souhaitée par le ministre de l’Intérieur Wolfgang Sobotka, mais combattue notamment par une commission d’experts, l’idée d’une démolition de la maison a été remplacée par un projet de profond remaniement architectural afin de ne plus pouvoir identifier la bâtisse.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.