Le bébé d’un rabbin français brûlé par l’acide aspergé dans sa poussette
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Le bébé d’un rabbin français brûlé par l’acide aspergé dans sa poussette

Une petite fille de 14 mois souffre de brûlures au dos et aux cuisses, mais n'est pas en danger ; les policiers enquêtent sur un possible mobile antisémite

Illustration de bébé dans une poussette. (vitaliksun/iStock par Getty Images)
Illustration de bébé dans une poussette. (vitaliksun/iStock par Getty Images)

La petite fille d’un rabbin français a été brûlée après avoir été exposée à un solvant versé sur l’assise de sa poussette.

L’enfant de 14 mois a subi des brûlures au dos et aux cuisses lundi dans la ville de Bron, près de Lyon, a rapporté le quotidien Le Parisien mercredi. Le bébé n’est pas en danger, selon le rapport.

Une enquête a été ouverte après l’aspersion du produit à Bron, près de Lyon, a-t-on appris jeudi de source policière, confirmant une information du Progrès.

Le solvant avait été placé à l’intérieur d’une poussette que la grand-mère du bébé avait laissé garée dans un espace commun à l’intérieur de son immeuble d’habitation pendant la nuit, du dimanche au lundi. La grand-mère a conduit le bébé à l’hôpital après avoir remarqué une irritation grave sur la peau du bébé après l’avoir emmené se promener dans la poussette et être rentrée à la maison.

La police est à la recherche d’un éventuel motif antisémite, peut-être d’un voisin, a déclaré une source policière au journal Le Parisien. Selon le quotidien, la poussette a été saisie dans le cadre de l’enquête.

Dans la nuit de dimanche à lundi, la poussette, qui se trouvait dans le hall de l’immeuble de la grand-mère de l’enfant, a été dégradée et aspergée d’un produit « dont il faut identifier la nature », a précisé la source policière. Après avoir été promenée dans la poussette, la fillette de 14 mois a présenté des brûlures et a été conduite à l’hôpital. Ses parents ont déposé plainte lundi.

Des examens médico-légaux plus approfondis doivent être réalisés prochainement.

La Sûreté départementale du Rhône a été saisie de l’enquête, qui doit déterminer notamment si l’agression a été commise pour un motif religieux ou un autre. La police ne privilégie aucune hypothèse à ce stade.

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a condamné « vigoureusement l’agression lâche commise contre le bébé d’un rabbin de la ville de Bron », dans un communiqué qui affirme que les brûlures de l’enfant, situées « au dos, aux fesses et à la cuisse », auraient été causées par du « white spirit ».

« Le papa du bébé, rabbin, âgé de 35 ans, qui a déposé plainte, nous confie que souvent son véhicule a fait l’objet de dégradations volontaires », ajoute le BNVCA.

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