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Le BNVCA émet un communiqué après des menaces contre un professeur dans l’Essonne

Le communiqué réclame que le gouvernement prenne des mesures à la hauteur de la gravité des faits à la veille de l'hommage qui sera rendu à Samuel Paty

Des manifestants tiennent une pancarte indiquant « J'enseigne donc je suis » et un portrait du professeur d'histoire Samuel Paty alors qu'ils se rassemblent place de la République à Paris, le 18 octobre 2020, deux jours après avoir été décapité par un agresseur abattu par les policiers. (Crédit : Bertrand GUAY / AFP)
Des manifestants tiennent une pancarte indiquant « J'enseigne donc je suis » et un portrait du professeur d'histoire Samuel Paty alors qu'ils se rassemblent place de la République à Paris, le 18 octobre 2020, deux jours après avoir été décapité par un agresseur abattu par les policiers. (Crédit : Bertrand GUAY / AFP)

Suite aux menaces de mort proférées contre un professeur du lycée Georges Brassens, dans l’Essonne, le Bureau national de Vigilance contre l’antisémitisme a émis un communiqué réclamant que le gouvernement prenne des mesures à la hauteur de la gravité des faits à la veille de l’hommage qui sera rendu à Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie décapité, le 16 octobre 2020, près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine, à l’ouest de Paris, par un réfugié russe d’origine tchétchène de 18 ans qui lui reprochait d’avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

Ce communiqué est le suivant :

« On va lui lui faire une Samuel Paty à lui et à son père le vieux rabbin sioniste », « Des Juifs, on n’en veut pas dans des lycées ».

Voilà la lettre de menaces que vient de recevoir un professeur du lycée George Brassens de l’Essonne, à Evry-Courcouronnes.

Le BNVCA réclame des mesures exemplaires et dissuasives suite au courrier de menaces de mort reçu par le proviseur du lycée Georges-Brassens d’Evry-Courcouronnes, visant un professeur d’histoire traité de ‘SALE JUIF’.

Dans son projet d’établissement le lycée Georges-Brassens qui accueille une proportion particulièrement forte d’élèves issus des milieux défavorisés, parle de « vivre ensemble » et de « se construire une culture ». Manifestement, la voix des réseaux sociaux et des prédicateurs de haine est plus forte que celle des professeurs.

Le BNVCA demande au Ministre de l’Education des mesures audacieuses, courageuses, exemplaires et dissuasives contre les auteurs dès qu’ils seront identifiés allant jusqu’à l’exclusion du lycée et la suppression des allocations sociales de la famille.

En parallèle, une intervention des formateurs du Mémorial de la Shoah qui ont développé un accueil des classes pour promouvoir la laïcité au niveau de l’établissement pourra contribuer à rappeler que la France forme des citoyens et non de futurs potentiels terroristes.

Il faut que cesse la terreur que font peser les hors-la-loi dans tous les lieux représentant la République qu’ils détestent, mais dont ils profitent.

Dans le Haut-Rhin, à Thann, un autre enseignant a lui aussi été menacé par l’oncle d’un élève après avoir parlé des caricatures de Mahomet. L’obscurantisme, et la terreur qui l’accompagne, n’ont pas leur place en France.

Le BNVCA souhaite que l’enquête aboutisse rapidement et charge son Conseil, Me Franck Serfati, de déposer plainte auprès du Procureur de la République de Versailles.

Le BNVCA sera présent lors du rassemblement prévu à l’initiative de Dhimmi Watch, du MPCT et d’un Collectif d’autres associations, ce dimanche 16 octobre à 14h au square Samuel Paty, (place Paul-Painlevé, face à la Sorbonne), 2 ans après la décapitation de Samuel Paty, un coup mortel porté aux valeurs démocratiques. »

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