Le bureau de l’envoyé américain contre l’antisémitisme restera vide
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Le bureau de l’envoyé américain contre l’antisémitisme restera vide

Les employés devraient être renvoyés en raison de coupe budgétaire ; la directive prendrait effet à la fin de ce mois

Une croix gammée peinte au Temple Temple Ohawe Sholam de Pawtucket, dans le Rhode Island. Illustration. (Crédit :  Marty Cooper/Jewish Alliance for Greater Rhode Island via JTA)
Une croix gammée peinte au Temple Temple Ohawe Sholam de Pawtucket, dans le Rhode Island. Illustration. (Crédit : Marty Cooper/Jewish Alliance for Greater Rhode Island via JTA)

JTA – L’administration Trump laissera le bureau de l’envoyé spécial des États-Unis pour surveiller et combattre l’antisémitisme vide, selon un ancien responsable du département d’Etat.

Le président Donald Trump n’a pas encore pourvu le poste d’envoyé, qui traditionnellement est en charge de la veille de l’antisémitisme mondial et qui conseille les autres pays pour le combattre. Le poste est l’une des douze positions que Trump n’a pas pourvues au département d’Etat et dans la branche exécutive du pouvoir, selon un article publié au mois de mars dans le New York Times.

Selon le responsable, qui a accepté jeudi de donner des détails au JTA sous condition d’anonymat, le personnel de l’envoyé pour lutter contre l’antisémitisme sera également renvoyé. Une directive mettant fin à l’emploi de tous les contractuels dans le bureau du secrétaire, la branche du département d’Etat qui accueille le bureau de l’envoyé, mettra fin au contrat de trois ou quatre membres du personnel qui travaillent dans le bureau. La directive entrera en vigueur plus tard ce mois-ci.

Le responsable a déclaré que, autant qu’il sache, la directive ne vise pas spécifiquement le bureau de lutte contre l’antisémitisme.

Ira Forman, envoyé spécial du Département d'État des États-Unis pour surveiller et lutter contre l'antisémitisme, parlant au parlement hongrois à Budapest, en octobre 2013. (Crédit : Tom Lantos Institut / via JTA)
Ira Forman, envoyé spécial du Département d’État des États-Unis pour surveiller et lutter contre l’antisémitisme, parlant au parlement hongrois à Budapest, en octobre 2013. (Crédit : Tom Lantos Institut / via JTA)

La dernière personne qui a occupé le poste était Ira Forman, qui a été nommé par le président américain Barack Obama en 2013 et a été en poste jusqu’à l’investiture de Trump.

Forman et ses prédécesseurs ont contribué aux rapports du département d’Etat sur les droits de l’Homme et la discrimination religieuse. Ils ont également travaillé dans d’autres organismes gouvernementaux pour s’assurer que les communautés juives à l’échelle mondiale étaient protégées de la violence et pour aider les réfugiés juifs à s’échapper au danger.

Le Congrès a adopté une loi en 2004 pour créer le poste, de sorte que Trump ne peut le supprimer formellement. Mais le président peut refuser de nommer un envoyé, ce qu’il a fait dans tout le département d’Etat.

« Il n’y aura plus personne pour travailler sur la lutte contre l’antisémitisme au sein du bureau sur l’antisémitisme », a déclaré le responsable. « En essence, le travail du bureau prendra fin jusqu’à ce qu’ils décident d’embaucher quelqu’un, et ils n’ont même pas à le faire ».

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