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Le cabinet approuve l’augmentation du salaire minimum sur fond de critiques

Le texte de loi prévoit une hausse du salaire minimum mensuel à 6 000 shekels d'ici 2025 ; la première hausse, en avril, n'augmentera le salaire que de 0,54 shekels de l'heure

Le ministre des Finances Avigdor Liberman s'exprime lors d'une réunion de faction de son parti Yisrael Beytenu à la Knesset, à Jérusalem, le 7 février 2022. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Le ministre des Finances Avigdor Liberman s'exprime lors d'une réunion de faction de son parti Yisrael Beytenu à la Knesset, à Jérusalem, le 7 février 2022. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le cabinet a approuvé dimanche les modifications législatives nécessaires à un programme d’aide économique qui augmenterait le salaire minimum, mais certains ministres ont voté contre le plan, le jugeant inadéquat.

Dans le cadre du nouveau programme du ministre des Finances Avigdor Liberman, le salaire minimum doit être porté à 6 000 shekels (1 873 $) par mois d’ici la fin de 2025.

Cependant, la première hausse, qui aura lieu en avril, augmentera le salaire minimum de seulement 0,54 shekels de l’heure, soit de 5 300 shekels à 5 400 shekels par mois, ce qui représente une augmentation de moins de 2 % – nettement moins que ce que de nombreux députés ont cherché à atteindre, et bien en dessous du taux d’augmentation du salaire moyen.

Les ministres des partis travailliste et Meretz ont voté contre le plan, qui doit encore être approuvé par la commission du travail et des affaires sociales de la Knesset. La présidente de la commission, la député Efrat Rayten du parti travailliste, a déjà déclaré que des changements devaient être apportés au plan de salaire minimum.

Efrat Rayten (Crédit : capture d’écran YouTube)

Le ministre des Transports, Merav Michaeli, a critiqué le programme économique.

Michaeli, cheffe du Parti travailliste, a déclaré lors de la réunion du cabinet que le gouvernement a réussi à protéger l’économie malgré la pandémie de COVID-19 en cours « et précisément à cause de cela, ce gouvernement ne peut pas se permettre de nuire au salaire minimum de tant de travailleurs et des populations vulnérables, comme le prévoit l’accord global actuel ».

« C’est pourquoi nous, au Parti travailliste, continuerons à travailler pour que le salaire minimum ne soit pas lésé, et je suis sûre que l’on peut trouver un moyen de l’augmenter », a-t-elle déclaré.

La ministre de la Protection de l’environnement Tamar Zandberg (Meretz) a également affirmé que l’augmentation indiquée dans l’accord « est en fait une érosion des salaires et non une augmentation. La proposition se doit d’être améliorée. »

La ministre des Transports Merav Michaeli s’exprime dans la salle plénière de la Knesset, le 16 février 2022. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le chef du Meretz, le ministre de la Santé Nitzan Horowitz, a critiqué le ministère des Finances en disant qu’à la lumière de la « grande croissance de l’économie et des excédents importants en matière de perception des impôts, l’État doit augmenter le salaire minimum ».

Au début de la réunion, Liberman a reconnu que « nous ne pouvons pas apporter de solutions à tous les problèmes. Il est donc juste de considérer certains problèmes majeurs et de les reprendre à zéro  », a-t-il déclaré, selon Ynet.

Le plan prévoit également d’apporter des modifications au nombre de jours de congé annuel et à la réglementation des heures supplémentaires.

Liberman a exhorté à ne pas scinder le plan dans son parcours législatif à la Knesset, insistant sur le fait qu’ « il s’agit d’un seul et même problème » et arguant qu’une augmentation trop rapide du salaire minimum surchargerait les employeurs et entraînerait des licenciements.

L’année dernière, l’inflation en Israël était de 2,8 %. De plus, il y a eu des hausses de prix sur les tarifs municipaux, l’électricité et le carburant. La hausse du coût de la vie a suscité de nombreuses critiques et le gouvernement a été appelé à en faire davantage pour résoudre le problème.

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