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Le cabinet de guerre discute de l’opération Rafah ; nouvelle initiative sur un accord pour les otages

Manifestation des familles d’otages devant la Kirya; Tsahal repositionne ses forces à Gaza en attendant le feu vert du gouvernement pour l’offensive prévue depuis longtemps

Des parents d'otages détenus dans la bande de Gaza et des sympathisants protestent à l'extérieur d'une réunion du cabinet de guerre au quartier général militaire de Kirya à Tel Aviv, le 25 avril 2024. (Avshalom Sassoni/Flash90)
Des parents d'otages détenus dans la bande de Gaza et des sympathisants protestent à l'extérieur d'une réunion du cabinet de guerre au quartier général militaire de Kirya à Tel Aviv, le 25 avril 2024. (Avshalom Sassoni/Flash90)

Le cabinet de guerre s’est réuni jeudi au quartier général militaire de Tel Aviv pour discuter des préparatifs d’Israël en vue d’une offensive très attendue à Rafah.

Dans le cadre des préparatifs de l’armée israélienne, la brigade Nahal a été retirée de la bande de Gaza pour s’entraîner avec le reste de la 162e division en vue d’opérations futures, et notamment de l’offensive imminente de Rafah. La brigade de Nahal a été remplacée par deux brigades de réservistes dans le centre de Gaza, la 679e brigade de Yiftah du corps blindé mécanisé et la 2e brigade de Carmeli du corps d’infanterie.

Pendant la réunion du cabinet, les familles des otages ont manifesté à l’extérieur du complexe pour exiger un accord en vue de leur libération, tandis que des navires américains s’approchaient de la bande de Gaza pour tenter de construire une jetée de fortune afin d’acheminer de l’aide à l’enclave côtière assiégée.

Le site d’information Walla a rapporté, citant un responsable israélien anonyme, que les ministres seraient en train de discuter d’une nouvelle initiative dans le cadre des négociations en vue d’un accord avec le Hamas. « Il s’agit de discussions internes à Israël. Cela ne signifie pas qu’il y a une offre sur la table de la part du Hamas ou de l’un des médiateurs », a précisé un responsable.

Israël maintient que pour gagner la guerre à Gaza, qui a commencé avec l’assaut meurtrier du groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre, il est essentiel de conquérir Rafah, où de nombreux otages seraient détenus et où le Hamas disposerait encore de quatre bataillons opérationnels.

Avant les fêtes de Pessah, le cabinet de sécurité élargi avait autorisé le cabinet de guerre à fixer une date pour l’offensive imminente d’Israël à Rafah. Une source anonyme du ministère israélien de la Défense a confié mercredi à Reuters que l’opération était au point et ne nécessitait plus que l’approbation du gouvernement pour être lancée. Une réunion du cabinet de sécurité devait suivre la session du cabinet de guerre.

Le cabinet de guerre et de hauts-responsables israéliens de la sécurité se rencontrent quelques heures après l’attaque lancée contre Israël par l’Iran à Tel Aviv, le 14 avril 2024. (Crédit : Amos Ben Gershom/ GPO)

Se référant aux plans d’Israël pour Rafah, le quotidien Israel Hayom a cité un responsable diplomatique anonyme qui a déclaré que « dans l’éventualité d’une perspective d’accord [sur les otages], nous arrêterons, mais jusqu’à ce que cela se produise, il n’y a pas de plan pour retarder ce qui a été planifié ».

Pendant la réunion du cabinet de guerre, des membres de familles d’otages et leurs sympathisants ont manifesté devant la Kirya pour réclamer un accord. Ils ont notamment installé des écrans géants sur lesquels ils ont diffusé une vidéo de propagande du Hamas publiée mercredi, montrant l’otage israélo-américain Hersh Goldberg-Polin, enlevé lors du festival de musique Supernova le 7 octobre.

Plus tôt dans la journée, le chef de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, Ronen Bar, et le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Herzi Halevi, se seraient rendus au Caire, selon le site d’information Axios, pour discuter des inquiétudes de l’Égypte, qui redoute qu’une offensive à Rafah, où se sont réfugiées plus d’un million de personnes déplacées de Gaza, ne provoque la fuite massive de réfugiés palestiniens vers l’Égypte.

L’Associated Press a rapporté mardi, sur la base d’images satellites, qu’un nouveau camp de tentes était en train d’être installé près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Selon le quotidien Haaretz, dans un article non sourcé, il semblerait que l’Égypte soit derrière la mise en place de ce complexe en prévision d’une offensive de Tsahal à Rafah. Une offensive qui, Israël l’a assuré, serait précédée d’une évacuation de la population civile de la ville.

Cette image satellite de Maxar Technologies montre des camps de tentes pour les Palestiniens déplacés à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 avril 2024. (Crédit : Image satellite ©2024 Maxar Technologies/AFP)

Depuis trois mois, la brigade Nahal opère dans le corridor de Netzarim, au sud de la ville de Gaza. Ce corridor traverse la bande de Gaza depuis la région de Beeri, dans le sud d’Israël, jusqu’à la côte de Gaza. Ce corridor permet à l’armée de mener des raids dans le nord et le centre de la bande de Gaza, à Israël de contrôler l’accès des Palestiniens au nord de la bande et de coordonner l’acheminement de l’aide humanitaire directement vers le nord de la bande de Gaza.

Jeudi, Tsahal a annoncé que les troupes de la Brigade Nahal dans le corridor de Netzarim avaient repérés deux Palestiniens sur le point de lancer des roquettes sur Israël, et donné l’ordre à un avion de chasse de les frapper.

Plus de 30 autres frappes aériennes ont été menées dans la bande de Gaza depuis mercredi indiqué Tsahal.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, au moins 79 Palestiniens ont été tués dans les frappes et 86 ont été blessés.

Des troupes de la Brigade Nahal, dans le corridor de Netzarim, au centre de Gaza, sur une image publiée le 25 avril 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Les habitants du nord de la bande de Gaza, dont bon nombre ont commencé à retourner dans leurs maisons abandonnées lors de la première phase de la guerre, ont décrit mercredi certains des bombardements les plus intenses depuis les premières semaines de la guerre.

« Nous ne comprenons pas pourquoi nous subissons tout cela. Est-ce parce que… nous avons enfin reçu de l’aide après des mois de famine, et que les Israéliens n’ont pas apprécié ? » Mohammad Jamal, un habitant de la ville de Gaza âgé de 29 ans, a confié à Reuters.

Ces dernières semaines, Israël a davantage facilité l’entrée de l’aide dans la bande de Gaza suite à la pression internationale et aux avertissements de risques imminents de famine.

Ailleurs dans la ville, les Palestiniens tentaient de récupérer leurs biens dans les décombres des bâtiments bombardés.

Cette photo prise à Rafah montre de la fumée au-dessus de Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza pendant les frappes israéliennes le 20 février 2024. (Crédit : MOHAMMED ABED / AFP)

Les alliés d’Israël, et notamment les États-Unis, dont le soutien est essentiel, ont mis en garde contre des manœuvres de grande envergure à Rafah, affirmant qu’elles aggraveraient considérablement la crise humanitaire causée par la guerre.

Afin de prévenir ce que les responsables des Nations unies ont décrit comme une famine imminente – en particulier dans le nord de la bande de Gaza, durement touché – le président américain Joe Biden a ordonné la construction d’une jetée au large de la côte de Gaza, qui permettra à de grandes quantités d’aide d’entrer chaque jour dans la bande de Gaza par la mer.

Le site jumeau en hébreu du Times of Israel, Zman Yisrael, a rapporté jeudi que le Benavidez, le premier des six ou sept navires américains à participer au projet de jetée, était arrivé près de la côte de la bande de Gaza.

Des Palestiniens déplacés qui empruntent la route côtière de Rashid pour tenter de retourner à la ville de Gaza passent par Nuseirat dans le centre de la bande de Gaza, le 14 avril 2024. (Crédit : AFP)

La guerre à Gaza a éclaté le 7 octobre, lorsque des milliers de terroristes dirigés par le Hamas ont déferlé sur le sud d’Israël, tuant près de 1 200 personnes, principalement des civils, et prenant plus de 250 otages.

Promettant d’éliminer le groupe terroriste et de libérer les otages, Israël a lancé une offensive sans précédent sur la bande de Gaza.

Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, affirme que plus de 34 000 personnes ont été tuées dans les combats jusqu’à présent, un chiffre qui ne peut être vérifié de manière indépendante et qui inclut quelque
13 000 terroristes du Hamas qu’Israël dit avoir tués au combat. Israël affirme également avoir tué un millier de terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre.

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