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Le Canada lève à son tour les sanctions contre la Syrie

Le groupe HTS, l'ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda, a également été "retiré de la liste des entités terroristes", a noté le ministère canadien des Affaires étrangères

Des membres de la communauté syrienne brandissant des drapeaux syriens et célébrant la fin du régime du dictateur syrien Bashar el-Assad après que les combattants rebelles ont pris le contrôle de la capitale syrienne, Damas, à Berlin, en Allemagne, le 8 décembre 2024. (Crédit : Frank Zeller/AFP)
Des membres de la communauté syrienne brandissant des drapeaux syriens et célébrant la fin du régime du dictateur syrien Bashar el-Assad après que les combattants rebelles ont pris le contrôle de la capitale syrienne, Damas, à Berlin, en Allemagne, le 8 décembre 2024. (Crédit : Frank Zeller/AFP)

Le Canada a annoncé vendredi le retrait de la Syrie de sa liste des États soutenant le terrorisme, au diapason notamment des États-Unis et du Royaume-Uni, au moment où le nouveau pouvoir à Damas cherche à réhabiliter le pays sur la scène internationale.

Plusieurs États et organisations internationales avaient imposé des sanctions à la Syrie tout au long des près de 14 ans de guerre civile, déclenchée en 2011 par la répression du pouvoir de Bachar al-Assad contre les manifestations prodémocratie.

L’ex-président syrien a été chassé en décembre 2024 par une coalition de rebelles islamistes, menée par le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS) dirigé par Ahmad al-Chareh, devenu depuis chef de l’État par intérim.

« Après un examen approfondi, le gouvernement du Canada a retiré la Syrie de la liste canadienne d’États étrangers qui soutiennent ou ont soutenu le terrorisme », a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le groupe HTS, l’ancienne branche syrienne d’Al-Qaïda, a également été « retiré de la liste des entités terroristes », a-t-il ajouté.

Ces mesures sont « conformes aux récentes décisions prises par nos alliés, notamment le Royaume-Uni et les États-Unis », a expliqué la diplomatie canadienne, évoquant aussi « les efforts déployés par le gouvernement de transition syrien pour faire progresser la stabilité ».

Ces derniers mois, Washington, Londres et même le Conseil de sécurité de l’ONU ont progressivement assoupli leurs sanctions à l’encontre de la Syrie et de son président par intérim.

Récemment reçu à la Maison Blanche par le président américain Donald Trump, Ahmad al-Chareh cherche depuis la chute de Bachar al-Assad à réhabiliter la Syrie dans ses relations avec les pays arabes et occidentaux, sur fond de grands défis sécuritaires et économiques.

En mai, l’Union européenne avait levé les sanctions économiques contre la Syrie.

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