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Le Canada sanctionne de nouveau une dizaine de hauts responsables iraniens

3 entités et 17 responsables, dont Saïd Mortazavi, procureur du tribunal révolutionnaire iranien, et Mohammad Javad Zarif, ancien ministre des Affaires étrangères, sont ainsi visés

Des manifestants mettent le feu à une barricade qui bloque une rue lors d'une manifestation suite à la mort d'une femme détenue par la police des mœurs, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le 21 septembre 2022, sur une photo prise par un individu non employé par l'AFP et obtenue par l’agence hors d'Iran. (Crédit : AFP)
Des manifestants mettent le feu à une barricade qui bloque une rue lors d'une manifestation suite à la mort d'une femme détenue par la police des mœurs, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le 21 septembre 2022, sur une photo prise par un individu non employé par l'AFP et obtenue par l’agence hors d'Iran. (Crédit : AFP)

Le gouvernement canadien a annoncé jeudi une nouvelle salve de sanctions contre une dizaine de hauts responsables du régime iranien en réponse à ses « violations systématiques des droits de la personne » lors des manifestations qui secouent le pays.

Trois entités et 17 responsables, dont Saïd Mortazavi, procureur du tribunal révolutionnaire iranien, Mohammad Javad Zarif, ancien ministre des Affaires étrangères, des hauts responsables des médias, ou encore un ancien ministre de la Défense sont ainsi visés.

Ils se voient imposer une interdiction des transactions, un gel de tous les avoirs au Canada, et une interdiction d’entrée sur le territoire.

« Les actions du régime iranien parlent d’elles-mêmes ; le monde observe depuis des années le régime poursuivre son programme de violence, de peur et de propagande », a dénoncé la ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly.

L’Iran est actuellement secoué par un mouvement de contestation, avec en première ligne les Iraniennes, après le décès le 16 septembre en prison de Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs.

Des femmes scandant des slogans et brandissant des pancartes à l’effigie de Mahsa Amini, 22 ans, décédée alors qu’elle était détenue par les autorités iraniennes, lors d’une manifestation dénonçant sa mort organisée par des Kurdes irakiens et iraniens devant les bureaux des Nations unies à Arbil, capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, le 24 septembre 2022. (Crédit : Safin Hamed/AFP)

Selon cette dernière, la jeune Kurde iranienne de 22 ans aurait enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique pour les femmes, prévoyant notamment le port du voile. 

Les sanctions visent ceux « qui ont participé ou permis des violations graves des droits de la personne » et « qui ont perpétué des activités de désinformation pour justifier la répression et la persécution de citoyens par le régime iranien », indique le gouvernement canadien.

La semaine dernière, le Canada a dénoncé le régime « meurtrier » de l’Iran et banni de son territoire « pour toujours » 10 000 responsables, dont les membres des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du régime iranien.

Au total, le Canada a sanctionné 83 personnalités iraniennes et 173 entités. D’autres pays ont également pris des mesures de rétorsion économique, comme les États-Unis.

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