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Le Centre Wiesenthal juge hypocrite l’UE qui a reconnu la définition de l’IHRA

Shimon Samuels a fait part de ses doutes concernant le geste de l’UE, alors même que certains de ses États membres "financent la haine anti-juive palestinienne"

La Commission européenne à Bruxelles (Crédit : JLogan/Wikipédia)
La Commission européenne à Bruxelles (Crédit : JLogan/Wikipédia)

Dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le directeur du Centre Wiesenthal pour les relations internationales, le Dr Shimon Samuels, a fait part de ses doutes concernant le geste de l’Union européenne reconnaissant la définition d’antisémitisme de l’IHRA en 2017, alors même que certains de ses États membres continuent à « financer la haine anti-juive palestinienne ».

Samuels a d’abord rappelé qu’il avait, en 2017, « félicité l’Union européenne pour son adoption de la définition d’antisémitisme de l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance) », avant d’expliquer « qu’on pourrait désormais considérer cette approbation comme un geste vide de sens, tant que les États membres financeront la haine anti-juive palestinienne ».

« Dans une période de crise économique, de chômage et de dévastation due à une pandémie dans leurs pays, les contribuables de ces pays sont floués face au financement d’ONG palestiniennes qui incitent à la violence et glorifient le terrorisme », ajoutait la lettre.

« L’utilisation abusive de manuels scolaires pour répandre du racisme et toute forme de préjugés relève des préoccupations de l’UE… Nous répertorions chaque année ces textes sur les stands du Salon du livre de Francfort. J’ai été invité à m’adresser à une commission du Parlement européen sur ce fléau. Les donateurs des États de l’UE ne vérifient-ils jamais le contenu antisémite des manuels scolaires palestiniens qu’ils financent ? Ils seraient choqués de la haine et de la violence auxquelles ils incitent involontairement », a poursuivi Samuels.

Il demande ainsi à ce que la Commission européenne « clarifie à ses institutions que la définition de l’IHRA concerne également le terrorisme antisémite et la haine rapportée du conflit au Moyen-Orient ».

Il ajoute qu’elle doit également s’expliquer dans le cas de l’affaire d’antisémitisme concernant une fonctionnaire de la Commission européenne accusée d’avoir travaillé pour le Mossad, les services secrets israéliens.

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