Le centre Wisenthal salue le rejet de la requête en annulation de Hassan Diab
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Le centre Wisenthal salue le rejet de la requête en annulation de Hassan Diab

Hassan Diab, serait l'un des auteurs de l'attaque terroriste de la synagogue rue Copernic ; il sera jugé en 2016 à Paris

Scène de l'attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)
Scène de l'attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)

Le 3 octobre 1980, à 18h35, une bombe a explosé à l’extérieur de la synagogue rue Copernic à Paris, tuant quatre passants et blessant 40 fidèles à l’intérieur du bâtiment.

Le Premier ministre français de l’époque, Raymond Barre, a déclaré qu’ « une bombe placée pour
les Juifs ont tué quatre Français innocents ».

L’une des victimes était Aliza – l’épouse du réalisateur israélien, Micha Shagrir – qui était arrivé à Paris pour le week-end. Ils étaient l’invité du journaliste, Tamar Golan.

Le directeur des Relations internationales du centre Wiesenthal, Dr.Shimon Samuels, a accompagné Aliza sur les quelques mètres qui la séparaient de l’appartement de son hôtesse au coin de la rue Copernic, où quelques secondes plus tard, elle a trouvé la mort.

Samuels a immédiatement tourné en dérision les autorités qui ont blâmé l’extrême droite. Il a affirmé que « l’attaque avait toutes les caractéristiques du terrorisme palestinien et de l’extrême gauche locale ».

Dans la foulée de l’attaque de Copernic, et pendant les deux années suivantes, il a compilé 73 incidents terroristes antisémites similaires, dont 29 en France.

« Cela a pris fin pendant l’été 1982 et l’incursion israélienne dans le sud du Liban, la dispersion des terroristes européens dans des camps de formation de l’OLP. En arrivant à la maison, leurs cibles ont été les banques et les installations gouvernementales – plutôt que les synagogues – résultant en une répression rigoureuse », selon Samuels.

En 1999, les services secrets français ont obtenu des preuves pointant vers les auteurs. Ceux-ci comprenaient le nom de Hassan Diab, un membre palestinien du Front Populaire pour la Libération de la Palestine né à Beyrouth – Opérations Spéciales (FPLP-SO), qui aurait assemblé et fait explosé la bombe.

Les preuves, qui comprenaient de faux passeports, l’analyse de l’écriture à la main et le témoignage du FPLP et d’autres associés, glanées par les services secrets européens et des États-Unis, ont conduit à l’arrestation et à l’assignation à résidence en 2008 de Hassan Diab, maintenant professeur de sociologie de l’université d’Ottawa au Canada.

Ont suivi deux ans de résidence surveillée et une campagne de solidarité menée par des sympathisants clamant que c’était une erreur d’identité.

Samuels a assisté à l’audience d’extradition en 2010, qui a dégénéré en manifestations anti-israéliennes. Le Centre Simon Wiesenthal, a, les quatre années suivantes, fait campagne dans les médias français et canadiens pour son transfert à un tribunal de Paris.

Après des appels en série, Diab est arrivé en France où, en février 2015, il a été inculpé pour « meurtres ; tentatives de meurtre ; destruction volontaire de la propriété d’autrui par une substance explosive ou incendiaire dans le cadre d’un groupe organisé ; les crimes liés à des actes individuels ou collectifs visant à troubler gravement l’ordre public par intimidation ou la terreur ».

Son avocat a présenté deux requêtes en annulation au motif que les preuves manquaient de crédibilité. Les deux ont été rejetées par la cour d’appel de Paris la semaine dernière, le 17 décembre.

Le Centre Simon Wiesenthal a adressé ses remerciements aux avocats David Père et Bernard Cahen et a salué les avocats de toutes les victimes et la décision de la cour d’appel, qui va maintenant permettre à cet important procès d’avancer.

« Paris – la ville de Copernic et de tant d’actes terroristes ultérieurs – verra Diab à la barre en 2016… Que cette année permette d’apporter une fin définitive aux familles des victimes et des survivants. Après une attente de 36 ans, une justice davantage retardée serait un déni de justice », a conclu Samuels.

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