Le chef de HaBayit HaYehudi prend la défense de Benny Gantz
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Le chef de HaBayit HaYehudi prend la défense de Benny Gantz

"On ne peut pas qualifier de dangereux un chef d'état-major", a déclaré Rafi Peretz, chef de l'Union des partis de droite - qui soutient toujours Netanyahu

Le rabbin Rafi Peretz tient une conférence de presse à Tel Aviv, le 13 février 2019. (Flash90)
Le rabbin Rafi Peretz tient une conférence de presse à Tel Aviv, le 13 février 2019. (Flash90)

Alors que les attaques de la droite contre Benny Gantz font rage, Rafi Peretz, le leader de l’Union des partis de droite, a défendu cette semaine son adversaire politique qui est aussi son ancien commandant.

Le parti du Likud au pouvoir dirigé par Benjamin Netanyahu, qui est à la traîne derrière Kakhol lavan dans les sondages, a qualifié Benny Gantz et ses positionnements de « dangereux » pour Israël. Mais Peretz a expliqué qu’il devait y avoir des limites à la rhétorique politique.

« Je ne rêve pas de l’éliminer », a-t-il-dit à la radio militaire. « On ne peut pas qualifier un chef d’état-major de ‘dangereux’. Il était mon commandant et il est mon ami. La politique ne peut pas tout déterminer ».

Gantz a été chef d’état-major de l’armée israélienne entre 2011 et 2015. Rafi Peretz, dirigeant de la nouvelle alliance rassemblant HaBayit HaYehudi, l’Union nationale et la formation extrémiste Otzma Yehudit, a été grand rabbin au sein de l’armée entre 2010 et 2016.

Benny Gantz, dirigeant du parti Hossen LeYisrael, fait une déclaration aux médias à Tel Aviv, le 28 février 2019. (Flash90)

Mais Peretz a également affirmé que l’Union des partis de droite continuerait à soutenir Netanyahu à la tête de la prochaine coalition. « Je suis avec lui », a-t-il dit.

L’Union des partis de droite a signé, cette semaine, un accord portant sur le report des voix avec le Likud. Cet accord stipule que tous les votes venant en complément – les votes se situant au-delà du seuil nécessaire pour le nombre final de sièges remportés à la Knesset pour un parti donné mais en dessous du seuil permettant de garantir un siège supplémentaire – seront mis en commun entre les partis signataires, dans l’espoir qu’ils puissent être suffisants pour assurer l’obtention d’un nouveau fauteuil pour l’un d’eux.

L’Union dirigée par Peretz a entraîné un torrent de condamnations de la part des Israéliens et des Juifs de la diaspora après l’inclusion de la faction Otzma Yehudit, dirigée par les anciens disciples du rabbin extrémiste Meir Kahane.

Cet accord a été facilité par Netanyahu, désireux de renforcer la position d’une éventuelle coalition dirigée par le Likud à l’issue du vote du 9 avril. HaBayit HaYehudi et le Likud avaient redouté que le premier ne franchisse pas le seuil électoral s’il devait se présenter seul en raison du départ de son ancien leader Naftali Bennett et de la création par ce dernier de HaYamin HaHadash.

Le Premier ministre et chef du Likud Benjamin Netanyahu fait une déclaration aux médias à Kfar Maccabiah, Ramat Gan, le 21 février 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

Lorsqu’il faisait la promotion de la fusion, Peretz avait admis avoir eu tout d’abord des difficultés à en accepter l’idée, ajoutant toutefois que « la maison brûle ».

Il avait dit que l’arrangement passé avec Otzma Yehudit n’était pas un pacte d’unité mais un « accord technique pour une période limitée. Nous nous séparerons après les élections ».

Sous les termes promis par Netanyahu, HaBayit HaYehudi disposerait de deux portefeuilles ministériels dans un nouveau gouvernement dirigé par le Likud et – arrangement inhabituel actuellement contesté auprès de la Haute Cour – l’un des candidats de HaBayit HaYehudi figure dorénavant à la 28e place sur la liste électorale du Likud.

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