Le chef de la police des Frontières testé positif au coronavirus
Rechercher

Le chef de la police des Frontières testé positif au coronavirus

Yaakov Shabtai avait participé aux côtés de Benny Gantz et de Reuven Rivlin à un événement en mémoire de la guerre de 2014 à Gaza

Le chef de la police des Frontières Yaakov ‘Kobi’ Shabtai (droite) à une cérémonie en présence du chef d'Etat major de l'armée israélienne Aviv Kohavi
du ministre de la Défense Benny Gantz et du président Reuven Rivlin en hommage aux soldats tombés pendant l'Opération Bordure protectrice, le 2 juillet 2020.  (Capture d'écran via Walla)
Le chef de la police des Frontières Yaakov ‘Kobi’ Shabtai (droite) à une cérémonie en présence du chef d'Etat major de l'armée israélienne Aviv Kohavi du ministre de la Défense Benny Gantz et du président Reuven Rivlin en hommage aux soldats tombés pendant l'Opération Bordure protectrice, le 2 juillet 2020. (Capture d'écran via Walla)

Le chef de la police des frontières Yaakov « Kobi » Shabtai a été testé positif au coronavirus quelques jours après qu’il a participé à une cérémonie mémorielle. Celle-ci s’était tenue en présence du président, du ministre de la Défense et du chef d’Etat major de l’armée, ont rapporté samedi des médias israéliens.

Shabtai a participé mardi à la cérémonie au mont Herzl de Jérusalem pour commémorer le sixième anniversaire de l’Opération Bordure protectrice de 2014. Lors de la cérémonie, il y avait le président Reuven Rivlin, le ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi, le ministre de la Défense Benny Gantz et le chef d’Etat major des armées Aviv Kohavi.

Plus tard samedi, le ministère de la Santé a fait savoir qu’en se basant sur les résultats d’une enquête épidémiologique, Rivlin, Gantz et Kohavi ne devaient pas entrer en quarantaine.

Les familles des victimes n’ont pas participé à la cérémonie officielle d’état, dont la participation était limitée en raison du coronavirus.

Yaakov Shabtai, le commandant de la Police des frontières, le 28 septembre 2017. (Moshe Shai/Flash90)

Shabtai a aussi participé à de nombreuses cérémonies au sein de la police des Frontières la semaine dernière. Cela signifie que potentiellement des centaines d’officiers pourraient être mis en quarantaine, a rapporté la Douzième chaîne.

Samedi également, l’armée a déclaré que le général Nadav Padan, le chef du Commandement central de Tsahal, entrerait en quarantaine après avoir participé à un événement mardi en présence d’un porteur confirmé du coronavirus.

L’armée israélienne a indiqué qu’un autre haut responsable anonyme du Commandement central, qui est responsable d’une zone incluant la Cisjordanie, va également entrer en quarantaine, après avoir participé au même événement.

« Les officiers resteront en quarantaine et continueront à suivre un programme régulier autant que possible. Les commandants se sentent bien, ils n’ont pas de symptômes et seront bientôt testés [au coronavirus] », a expliqué un communiqué de Tsahal.

Padan avait déjà dû entrer en quarantaine en avril, après avoir été exposé au virus.

Depuis le début de l’épidémie, plusieurs hauts gradés de Tsahal, en plus de Padan, ont été placés à l’isolement, après avoir été en contact avec des porteurs confirmés du coronavirus.

Le chef d’Etat major de l’armée Aviv Kohavi (deuxième à gauche), le ministre de la Défense Benny Gantz (deuxième à droite) et le président Reuven Rivlin (droite) participent à une cérémonie en mémoire des soldats tués pendant l’Opération Bordure protectrice, le 2 juillet 2020. (Mark Neyman/GPO)

Vendredi, un conseiller anonyme auprès de la Commission de la Knesset des Affaires étrangères et de la Défense a été diagnostiqué du coronavirus. Yosef Grif, le sergent d’arme, a déclaré à des membres de la Knesset que toute personne ayant été en contact avec cet individu devrait suivre les directives de quarantaine du ministère des Affaires étrangères.

Tsahal envisage d’annuler les entraînements prévus pour des réservistes alors que le nombre de cas du coronavirus continue à augmenter, a rapporté vendredi la chaîne publique Kan.

Des réservistes lors d’un exercice militaire sur la base aérienne de Baf Lachish , dans le sud d’Israël, le 22 décembre 2016 (Crédit : Maor Kinsbursky/Flash90)

« Cela sera difficile de rassembler les 500 membres d’un bataillon venus de tout le pays et de les faire cohabiter ensemble », a déclaré un officiel anonyme militaire au réseau.

D’autres options sont envisagées, notamment de mettre les soldats dans ce que l’on appelle un système de « capsule » limitée, des groupes fixes, ou d’imposer des restrictions aux interactions entre les soldats et la population extérieure à l’armée.

Le rapport n’a mentionné aucune unité particulière qui pourrait voir son entraînement annulé ou modifié.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...