Le chef du Hamas sur la liste noire américaine des terroristes
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Le chef du Hamas sur la liste noire américaine des terroristes

Ismaïl Haniyeh "menace la stabilité au Moyen-Orient", et "sape le processus de paix" avec Israël, a déclaré Rex Tillerson qui a aussi placé al-Sabirin dans la liste

Ismaïl Haniyeh, le 19 août 2012 (Crédit : Abed Rahim Khatib / Flash 90)
Ismaïl Haniyeh, le 19 août 2012 (Crédit : Abed Rahim Khatib / Flash 90)

Les Etats-Unis ont placé mercredi le chef du mouvement terroriste palestinien du Hamas, Ismaïl Haniyeh, sur leur liste noire des terroristes, a annoncé le département d’Etat américain.

Cette décision « visant à faire pression sur la résistance est vouée à l’échec. (Elle) ne nous découragera pas dans la poursuite de la résistance jusqu’à ce que nous ayons chassé l’occupant », a dit le Hamas dans un premier communiqué.

La décision de Washington « démontre le parti pris américain en faveur de l’occupation israélienne », a affirmé le mouvement islamiste palestinien dans un autre communiqué, appelant Washington à revenir sur sa politique « hostile » à l’égard du Hamas.

Le ministre israélien du renseignement, Israel Katz, se félicite de la décision des États-Unis d’inscrire le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, sur la liste des terroristes.

« Je tiens à féliciter les États-Unis d’avoir pris la bonne décision de désigner Ismaïl Haniyeh comme terroriste international », a-t-il dit sur Twitter.

« Cet homme est l’une des principales raisons pour lesquelles les citoyens de la bande de Gaza souffrent depuis que l’organisation terroriste Hamas a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007 ».

Selon le secrétaire d’Etat Rex Tillerson, cité dans un communiqué, le chef du mouvement terroriste qui contrôle la bande de Gaza « menace la stabilité au Moyen-Orient », et « sape le processus de paix » avec Israël.

Le Hamas était déjà depuis 1997 sur la liste américaine des « organisations terroristes étrangères ». « Haniyeh a des liens étroits avec l’aile militaire du Hamas et est un partisan de la lutte armée, y compris contre les civils », estime la diplomatie américaine.

« Il est soupçonné d’être impliqué dans des attaques terroristes contre des Israéliens », tandis que son mouvement « est responsable de la mort de 17 Américains tués dans des attaques terroristes », ajoute le département d’Etat.

Cette décision intervient au moment où les tensions sont à leur comble entre les Etats-Unis et les Palestiniens, après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président américain Donald Trump, fin 2017.

Ismaïl Haniyeh avait alors estimé que « toutes les lignes rouges » étaient « franchies », tandis que l’Autorité palestinienne refuse désormais toute médiation de Washington dans les négociations de paix avec Israël.

Le département d’Etat a également placé mercredi trois groupes sur sa liste noire : Harakat al-Sabirin, un mouvement terroriste palestinien « actif dans la bande de Gaza et la Cisjordanie » et « soutenu par l’Iran »; Liwa al-Thawra, un groupe apparu en 2016 en Egypte; et Hasm, une autre organisation égyptienne créée en 2015.

« L’Iran demeure le premier Etat sponsor du terrorisme dans le monde », a dit mercredi Nathan Sales, coordinateur pour le contre-terrorisme au département d’Etat, lors d’une conférence à Tel-Aviv (Israël).

L’Iran « continue à soutenir tout un panel malfaisant d’organisations terroristes, y compris le Hezbollah (libanais), le Hamas, le Jihad islamique palestinien et d’autres », a-t-il dit.

« L’Iran verse au Hezbollah environ 700 millions de dollars par an. Quant aux groupes terroristes palestiniens, il leur verse potentiellement jusqu’à 100 millions de dollars par an », a-t-il dit.

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