Le chef du Hezbollah promet une réponse à « toute frappe aérienne d’Israël »
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Le chef du Hezbollah promet une réponse à « toute frappe aérienne d’Israël »

Des responsables israéliens ont également réitéré vendredi ne pas souhaiter une escalade "en vue d'une véritable guerre", disant toutefois y être préparé

Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah prononce un discours après l'explosion mortelle à Beyrouth, le vendredi 7 août 2020. (Crédit : capture d'écran al-Manar)
Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah prononce un discours après l'explosion mortelle à Beyrouth, le vendredi 7 août 2020. (Crédit : capture d'écran al-Manar)

Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a promis samedi une réponse « appropriée et proportionnée » à « toute frappe aérienne d’Israël sur le Liban », après une poussée de fièvre cette semaine entre les deux ennemis à la frontière.

Israël a mené jeudi ses premières frappes aériennes sur le Liban depuis 2014 après le tir de trois roquettes depuis le Liban vers son territoire. Cs tirs n’ont pas été revendiqués mais l’armée israélienne soupçonne des factions palestiniennes postées au sud-Liban.

Le Hezbollah a répondu le lendemain en lançant près de vingt roquettes vers l’Etat hébreu, qui a répliqué par des tirs d’artillerie.

« Notre réponse était liée aux frappes israéliennes sur le sud du Liban, une première en quinze ans », a déclaré Hassan Nasrallah lors d’un discours télévisé pour l’anniversaire de la guerre meurtrière de 33 jours qui a opposé le puissant mouvement terroriste chiite à Israël en 2006.

En 2014, les frappes israéliennes avaient ciblé une zone proche de la frontière syrienne.

« Nous souhaitons dire à l’ennemi (…) que toute frappe de l’aviation israélienne sur le Liban sera inévitablement suivie d’une réponse, mais d’une manière appropriée et proportionnée car nous souhaitons (…) protéger le pays », a assuré Hassan Nasrallah qui a ensuite diffusé la vidéo de l’attaque.

Selon lui, les frappes aériennes d’Israël constituent un « développement très dangereux ». « Nous ne voulons pas nous diriger vers une guerre mais nous sommes préparés pour », a-t-il ajouté.

Des responsables israéliens ont également réitéré vendredi ne pas souhaiter une escalade « en vue d’une véritable guerre », disant toutefois y être préparé.

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a mis en garde vendredi contre « une situation très dangereuse » et appelé à un cessez-le-feu « immédiat ».

Les Etats-Unis ont aussi exhorté le gouvernement libanais à « empêcher rapidement » le Hezbollah de tirer des roquettes vers Israël.

Le gouvernement libanais gère les affaires courantes depuis sa démission dans la foulée de l’explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020.

Poids lourd de la vie politique libanaise soutenu par l’Iran, le Hezbollah est la seule faction libanaise à ne pas avoir rendu les armes au sortir de la guerre civile (1975-1990).

Les échanges de tirs à la frontière libano-israélienne ont coïncidé avec une recrudescence des tensions entre l’Etat hébreu et l’Iran.

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