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Le chef du nucléaire iranien annonce une rencontre avec le patron de l’AIEA

La déclaration d'Eslami intervient alors que le gendarme onusien avait indiqué "ne pas être en mesure de garantir" que le programme iranien soit "exclusivement pacifique"

Mohammad Eslami, nouveau directeur de l'agence nucléaire iranienne (AEOI), s'exprimant sur la scène de la conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, en Autriche, le 20 septembre 2021. (Crédit : Lisa Leutner/AP/Dossier)
Mohammad Eslami, nouveau directeur de l'agence nucléaire iranienne (AEOI), s'exprimant sur la scène de la conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, en Autriche, le 20 septembre 2021. (Crédit : Lisa Leutner/AP/Dossier)

Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) Mohammad Eslami a affirmé samedi qu’il allait rencontrer la semaine prochaine à Vienne le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi.

« Je partirai dimanche en Autriche afin de participer à la Conférence générale annuelle de l’AIEA à Vienne, où je vais rencontrer M. Grossi et mes homologues des autres pays membres », a indiqué Eslami à la télévision d’État.

Cette conférence doit se tenir entre le 26 et le 30 septembre.

La déclaration d’Eslami intervient alors que le gendarme onusien avait indiqué le 7 septembre « ne pas être en mesure de garantir » que le programme iranien soit « exclusivement pacifique ».

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, s’exprimant lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU, à New York, le 21 septembre 2022. (Crédit : Yuki Iwamura/AFP)

En cause, « l’absence de progrès » sur la question de trois sites non déclarés, où des traces d’uranium ont été découvertes par le passé, selon un rapport confidentiel consulté par l’AFP.

C’est l’un des points sur lesquels achoppent les négociations qui ont démarré en avril 2021 pour relancer l’accord conclu en 2015 entre l’Iran et des grandes puissances, destiné à limiter le programme nucléaire en échange de la levée des sanctions américaines.

Téhéran a demandé à plusieurs reprises la clôture de l’enquête de l’AIEA sur les sites en question, ce que Grossi refuse de faire sans réponses « crédibles » de la part de la République islamique.

Téhéran dénonce la « politisation » de l’AIEA et de son enquête, tout en assurant avoir « pleinement » coopéré avec l’agence.

« J’espère que mes discussions mettront fin le plus tôt possible aux fausses accusations concernant certains sites » nucléaires, a dit Eslami, dénonçant des « pressions politiques et psychologiques » exercées contre l’Iran.

Des manifestants contre le président iranien Ebrahim Raïssi devant les Nations unies, à New York, le 21 septembre 2022. (Crédit : Stephanie Keith/Getty Images/AFP)

Mercredi, le président iranien Ebrahim Raïssi a réaffirmé dans son discours à l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, que son pays ne cherchait pas à se doter d’armes nucléaires.

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