Le chef du Parti travailliste réclame un débat sur le « terrorisme » à Yitzhar
Rechercher

Le chef du Parti travailliste réclame un débat sur le « terrorisme » à Yitzhar

Pour Amir Peretz, qualifiant la réaction de Netanyahu de "faible", les attaques répétées d'extrémistes juifs contre des soldats devaient "être étouffées dans l'œuf"

Le chef du parti Travailliste-Gesher Amir Peretz parle aux médias après avoir voté dans un bureau de Sdérot, pendant les élections de la Knesset, le 17 septembre 2019 (Crédit : Flash90)
Le chef du parti Travailliste-Gesher Amir Peretz parle aux médias après avoir voté dans un bureau de Sdérot, pendant les élections de la Knesset, le 17 septembre 2019 (Crédit : Flash90)

Le chef de l’alliance Parti travailliste-Gesher Amir Peretz a réclamé lundi qu’une puissante commission de la Knesset organise un débat autour de l’attaque de samedi contre des soldats par des résidents d’implantations, la qualifiant de « terrorisme dans tous les sens du terme ».

Amir Peretz a ainsi adressé une lettre à Gabi Ashkenazi (Kakhol lavan), responsable de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense, dans laquelle il a écrit que les « incidents répétés » perpétrés par des résidents d’implantations devraient être perçus comme du terrorisme. « Ils devraient être traités en conséquence et tués dans l’œuf sans compromis. »

Même s’il a estimé que la police et l’armée avaient réagi à ces violences de façon appropriée, cela « ne suffit pas au vu de la faiblesse du gouvernement et de son chef » dans le traitement de ces incidents. Il a réclamé que la commission organise un examen urgent de l’affaire.

Le Parti travailliste a également fait savoir que des militants manifesteraient pour témoigner de leur soutien aux militaires et dénoncer le « terrorisme juif » devant le siège de l’armée à Tel Aviv lundi soir.

Lors d’émeutes ayant éclaté samedi soir, un soldat israélien a été légèrement blessé par des pierres près d’Yitzhar, a indiqué l’armée. Ces heurts ont impliqué environ 30 résidents d’implantations, auteurs de jets de pierres et de lacérations de pneus de véhicules militaires, d’après l’armée.

Un véhicule militaire endommagé lors d’échauffourées avec des habitants d’implantations près d’Yitzhar, le 20 octobre 2019. (Autorisation)

L’armée a riposté par des moyens de dispersion d’émeutes et des tirs de sommation en l’air.

Ces violences contre les soldats ont été critiquées par des responsables de l’ensemble du spectre politique et par le chef d’Etat-major de l’armée, Aviv Kochavi.

Cet incident fait suite à plusieurs autres cas de violence et de menaces de la part de résidents d’implantations, notamment d’Yitzhar, contre des soldats, des Palestiniens et des militants de gauche.

Le Premier ministre, qui est aussi ministre de la Défense, a sévèrement condamné l’incident. « Je condamne toute attaque à l’encontre des soldats de l’armée israélienne. Il y aura une tolérance zéro appliquée à ceux qui violent la loi en levant la main sur nos soldats. »

Dimanche, des résidents d’Yitzhar se sont rassemblés pour exprimer leur soutien à l’armée, certains défendant également les « jeunes des collines » liés aux agressions.

Des résidents d’Yitzhar manifestent leur soutien aux soldats israéliens à l’entrée de la Brigade Samarie, le 20 octobre 2019, après l’agression de militaires près de l’implantation du nord de la Cisjordanie. Sur la pancarte, on peut lire : « Les soldats de l’armée israélienne sont nos frères. » (Sraya Diamant/Flash90)

Le chef du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, a qualifié l’incident de « grave », disant qu’il avait la certitude que les forces chargées de l’application de la loi « sauront le gérer avec tous les outils mis à leur disposition ».

Pour le leader de HaBayit HaYehudi, Rafi Peretz, s’en prendre aux militaires « franchit une ligne rouge ». Il a qualifié l’incident de « choquant ».

Michael Bachner et Jacob Magid ont contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...