Le chef du renseignement de l’AP a rencontré Pompeo à Washington – médias
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Le chef du renseignement de l’AP a rencontré Pompeo à Washington – médias

Majed Faraj dit avoir discuté de la santé d'Abbas lors d'une réunion avec le directeur de la CIA, quelques jours avant qu'il ne devienne secrétaire d'État

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo lors d'une conférence de presse au département d'État à Washington, le 11 mai 2018. (Mandel Ngan/AFP)
Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo lors d'une conférence de presse au département d'État à Washington, le 11 mai 2018. (Mandel Ngan/AFP)

Malgré un boycott officiel par l’Autorité palestinienne de Washington à la suite de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président américain Donald Trump, un haut fonctionnaire de l’AP aurait rencontré Mike Pompeo le mois dernier, quelques jours avant qu’il soit nommé secrétaire d’État américain.

La rencontre à Washington entre le directeur de la CIA de l’époque, Pompeo, et Majed Faraj, chef des services de renseignements généraux de l’AP, était connue du président de l’AP, Mahmoud Abbas, et d’un petit nombre de hauts fonctionnaires, a indiqué Haaretz citant de hauts responsables palestiniens.

Il s’agirait du plus haut niveau de contact entre l’Autorité palestinienne et les Etats-Unis depuis plus de six mois.

Les Palestiniens se sont fermement opposés à la décision américaine sur Jérusalem et au transfert consécutif de l’ambassade américaine de Tel Aviv à la capitale au début du mois. Les Palestiniens estiment que la décision des États-Unis va à l’encontre de leur revendication concernant certaines parties de Jérusalem en tant que capitale d’un futur État.

Abbas a gelé ses liens avec les Américains après l’annonce de Trump en décembre.

Majed Faraj, chef du Service des renseignements généraux de l’Autorité palestinienne [Capture d’écran Twitter]
Haaretz a mentionné pour la première fois la réunion Faraj-Pompeo il y a plusieurs semaines, mais lundi, de nouveaux détails ont été publiés.

L’une des sources citées a déclaré que, bien que le boycott porte toujours sur des questions diplomatiques, des discussions sur la sécurité ont lieu sur des sujets dont les ramifications s’étendent au-delà des négociations de paix israélo-palestiniennes.

Parmi les sujets qui ont été discutés, on peut citer la réunion du Conseil national palestinien à Ramallah et la détérioration de l’état de santé d’Abbas, une indication probable de la volonté de Washington d’assurer la stabilité une fois que le dirigeant de l’AP ne sera plus au pouvoir.

Abbas, 83 ans, a quitté l’hôpital de Ramallah lundi, où il avait été traité pour une pneumonie pendant plus d’une semaine, tandis que les rumeurs sur la détérioration de son état de santé se multipliaient.

Faraj, l’un des collaborateurs les plus proches d’Abbas, est considéré comme un ami de Pompeo, et les deux se seraient rencontrés l’année dernière, après que Trump a prêté serment en tant que président.

Le département d’État américain a refusé de commenter ces informations.

Les États-Unis ont nié avoir préjugé du statut final de Jérusalem. Mais l’impasse avec les Palestiniens a compliqué les projets américains de présenter une proposition de paix israélo-palestinienne. Les responsables américains n’ont pas dit quand le plan sera dévoilé.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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