Le CICR s’alarme pour les Yéménites souffrant d’insuffisance rénale
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Le CICR s’alarme pour les Yéménites souffrant d’insuffisance rénale

Selon le Comité international de la Croix-Rouge, 25 % des dialysés meurent chaque année depuis le début du conflit au Yémen, "la pire crise humanitaire du monde", selon l'ONU

Un patient sous dialyse. Illustration. (Crédit : Anna Frodesiak/Wikimedia Commons)
Un patient sous dialyse. Illustration. (Crédit : Anna Frodesiak/Wikimedia Commons)

Des milliers de Yéménites souffrant d’insuffisance rénale risquent de mourir si les centres de dialyse du pays en guerre ne sont pas mis à niveau, a mis en garde mardi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Trois ans de conflit ont eu un effet dévastateur sur le secteur de santé du pays qui a été frappé par une épidémie de choléra. La guerre a fait plus de 9 200 morts, 53 000 blessées et provoqué « la pire crise humanitaire du monde », selon l’ONU.

Un quart des patients traités par dialyse meurent chaque année depuis le début du conflit au Yémen en 2015, a indiqué le CICR dans un communiqué publié à Sanaa et à Genève.

Il a souligné l’urgence d’augmenter le nombre d’appareils de dialyse en état de marche et de garantir la rémunération du personnel pour empêcher le taux de mortalité d’augmenter davantage parmi les 4 400 patients souffrant d’insuffisance rénale.

Le cas de ces patients souligne « à quel point le conflit a dévasté le système de santé du Yémen, affectant de nombreuses personnes ayant des problèmes de santé à long terme », a déclaré dans ce communiqué le chef de la délégation du CICR au Yémen, Alexandre Faite.

Sur les 32 centres de dialyse dont disposait le Yémen avant la guerre, quatre ont fermé et les 28 autres peinent à fournir des services, avec des machines cassées, un manque de matériel et du personnel non rémunéré, relève le CICR.

La guerre oppose les rebelles chiites Houthis, accusés de liens avec l’Iran, aux forces pro-gouvernement soutenus par une coalition menée par l’Arabie saoudite.

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