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Le cinquième scrutin depuis 2019 coûtera 79 shekels par électeur

Ce montant exclut les coûts liés à la journée de congé payée et au fonctionnement de la Commission électorale centrale

Préparation des urnes pour les prochaines élections, à l’entrepôt du Comité central des élections à Shoham, le 12 octobre 2022 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Préparation des urnes pour les prochaines élections, à l’entrepôt du Comité central des élections à Shoham, le 12 octobre 2022 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le budget des élections du 1er novembre prochain sera de l’ordre de 538 millions de shekels, a annoncé dimanche la commission des Finances de la Knesset, soit un coût d’environ 79 shekels par électeur.

Il s’agira du cinquième scrutin organisé en Israël depuis 2019.

Le calcul est fondé sur le nombre de citoyens disposant du droit de vote, soit 6 788 804 personnes.

Sur cette somme, 153 millions de shekels serviront à rémunérer les agents électoraux, ce qui représente 28 % du budget global.

32 millions de shekels serviront à sécuriser les bureaux de vote en lien à la pandémie de coronavirus, sans plus de détails.

Le budget ne comprend pas les coûts liés à la Commission électorale centrale — l’organisation en charge de l’administration des élections —, dont le budget de 45 millions de shekels a été approuvé l’an dernier.

Dans sa déclaration, le Comité des finances a noté que la proposition de cette année était inférieure à celle des élections de 2021 en raison de la diminution des coûts liés à la pandémie. En 2021, les dispositions liées au coronavirus avaient coûté 231 millions de shekels.

La directrice générale de la Commission électorale centrale de la Knesset, Orly Adas, à Jérusalem, le 14 septembre 2022 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

La directrice générale de la Commission électorale centrale, Orly Adas, a déclaré qu’en dépit de la baisse des coûts liés à la pandémie, le budget nécessaire à la location et à la sécurité avait augmenté, en plus des salaires des personnes salariées des bureaux de vote, et des bureaux régionaux et nationaux de la commission.

En outre, il y a eu une augmentation du nombre de bureaux de vote ces dernières années.

Un représentant du ministère des Finances a déclaré à la commission qu’il était difficile de remettre en question un budget soumis neuf jours seulement avant la tenue du scrutin, mais que pandémie mise à part, il y avait eu une augmentation significative du coût des scrutins au fil des ans, avec un point d’attention particulier concernant la réserve budgétaire, normalement fixée après l’adoption du cadre de financement.

Adas a présenté ses excuses pour avoir soumis le budget tardivement, mais a récusé les critiques tenant à la réserve budgétaire – prévue pour des urgences telles que la guerre ou une cyber-attaque importante – précisant que l’argent serait restitué s’il n’était pas utilisé.

Outre le coût de la dotation en personnel du comité, de la mise en place des bureaux de vote et de l’impression des millions de bulletins de vote papier, chaque parti reçoit également un financement de l’État pour sa campagne électorale.

Préparation des urnes en vue des prochaines élections, dans l’entrepôt de la Commission électorale centrale à Shoham, le 12 octobre 2022 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Le montant auquel chaque parti a droit est calculé suivant la moyenne du nombre de sièges qu’il détient et du nombre de sièges qu’il remportera lors du scrutin.

Les partis empruntent à l’État pour financer leur campagne, en fonction du montant du financement qu’ils s’attendent à recevoir.

Les nouveaux partis font leur estimation sur la base des sondages pré-électoraux.

En plus du budget de la Knesset, l’estimation du coût global des élections est beaucoup plus élevée. Plus tôt cette année, l’Institut israélien de la démocratie (IDI) l’avait estimé entre 2,54 et 2,9 milliards de shekels.

Le jour du scrutin est un jour de congé payé, de façon à permettre à tous les citoyens de voter. Beaucoup en profitent pour en faire une journée de loisirs, donnant un coup de pouce à certains secteurs de l’économie.

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