Le Congrès inclut 3,1 milliards dollars d’aide pour Israël
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Le Congrès inclut 3,1 milliards dollars d’aide pour Israël

487 millions de dollars affectés à la défense antimissile et 40 millions de dollars pour le programme de détection de tunnels

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Le président Barack Obama lors d'une session conjointe du Congrès des États-Unis à la Chambre des représentants au Capitole, le 24 février 2009. (Crédit : Joyce N. Boghosian/ The White House Blog/Domaine public)
Le président Barack Obama lors d'une session conjointe du Congrès des États-Unis à la Chambre des représentants au Capitole, le 24 février 2009. (Crédit : Joyce N. Boghosian/ The White House Blog/Domaine public)

WASHINGTON – Le Congrès a adopté vendredi une résolution sur les dépenses qui a affecté 487 millions de dollars pour les programmes de défense antimissile américano-israéliens et 40 millions de dollars pour un nouveau programme de détection de tunnel américano-israélien.

La Commission des Affaires publiques américaines et israéliens qui est pro-israélienne s’est félicitée de cette attribution.

L’enveloppe de cette année, cependant, alloue 132 millions de dollars de moins à la défense de missile israélien par rapport à l’an dernier. Les Etats-Unis avaient donné 619 millions de dollars en 2015 pour son programme Dôme de fer, le programme d’interception à longue distance Arrow 3 et les intercepteurs de roquettes de moyenne portée la fronde de David.

Des sources qui connaissent le processus de l’enveloppe de financement ont déclaré que les dépenses pour la défense antimissile de l’an dernier était exceptionnellement élevée en raison de l’utilisation des missiles Dôme de fer pendant l’opération Bordure protectrice en juillet 2014. Pendant l’exercice de l’année 2015, le Dôme de fer a reçu 350,9 millions de dollars des États-Unis alors que l’allocation de cette année est de 55 millions de dollars.

Le projet de loi fiscal, qui a approuvé les dépenses qui s’élèvent à 1,15 trillions de dollars pour éviter un bloacage du gouvernement et pour financer les agences fédérales à l’automne prochain. Le projet de loi rétablit également des dispositions adoptées par la législation antérieure qui traitent de la mise en œuvre continue de l’accord sur le nucléaire iranien et la question de la paix avec les Palestiniens.

Quelques jours après que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a clos son enquête sur l’activité nucléaire de l’Iran, la législation a réitèré les exigences pour que l’administration soumettent des rapports au Congrès détaillant la manière dont l’Iran utilise les fonds qu’il reçoit grâce à l’allégement des sanctions et si les entités associées au programme des missiles balistiques iranien sont encore sanctionnées.

Le projet de loi exige également une surveillance périodique « du passé » sur les entités qui ont bénéficié de l’allègement des sanctions en vertu de l’accord sur la surveillance qu’ils ne sont pas engagés dans des activités passibles de sanctions.

Le projet de loi comprend un report des dispositions qui menacent de fermer le bureau de Washington de l’Organisation de libération (OLP) et de couper l’aide à l’Autorité palestinienne dirigée par le Fatah (AP) si la direction palestinienne poursuit son recours contre Israël devant la Cour pénale internationale, ses tentatives de contourner les négociations et unilatéralement demander l’adhésion à l’ONU ou de former un gouvernement d’unité avec le Hamas.

Le secrétaire d’Etat John Kerry sera désormais tenu de certifier que l’Autorité palestinienne « a agi pour contrer l’incitation à la violence contre les Israéliens » avant de verser toute aide. Les États-Unis peuvent également réduire l’aide financière à l’Autorité palestinienne sur la base d’un « dollar pour un dollar » si elles fournissent un soutien aux familles des terroristes palestiniens.

Mais alors même qu’Israël reste en proie à une vague d’attaques terroristes lancées par les Palestiniens, tout le monde ne considère pas que l’inclusion d’un tel langage dans le projet soit encourageant.

« Ceci est plus ou moins un rituel », a déclaré Aaron David Miller, le chercheur au Centre Woodrow Wilson qui a servi sous six secrétaires d’Etat dans les administrations à la fois républicaines et démocrates, au Times of Israël. « Une grande partie du contenu de cette enveloppe est le résultat des républicains qui ne font pas confiance à l’administration sur la question d’Israël. De plus, il n’y a pas de processus de paix ou la perspective d’un, et l’administration l’a admis et personne dans l’administration Obama cherche un conflit avec les Israéliens en 2016 ».

L’AIPAC, d’autre part, a publié une déclaration vendredi où elle « félicite » le Congrès d’avoir fait passer le projet de loi, qui a bénéficié du soutien bipartisan.

Israël devrait recevoir un total de 3,1 milliards de dollars en financement militaire étranger, en conformité avec le montant délimité dans le Mémorandum américano-israélien de 10 ans.

Les deux pays travaillent actuellement sur un autre accord qui sera en vigueur pour la prochaine décennie aussi. Selon les termes actuels, plus des deux tiers des 3,1 milliards dollars doivent être dépensés aux États-Unis.

Après des années où le Congrès a serré la ceinture de la nation avec les coupes budgétaires automatiques connus comme sous le nom de séquestration, qui sont d’abord entrés en vigueur en 2013, les membres de ces deux organes ont soutenu l’accord de fin de l’exercice, qui, sera signé par le président, comme il l’a déjà affirmé.

Les augmentations de dépenses pour 2016 fournissent une allocation notable de 66 milliards de dollars en dépenses fédérales, plus que précédemment convenu dans les limites répartis à parts égales entre les programmes militaires et non militaires.

La Chambre a voté à 316 voix contre 113 pour approuver l’accord, avec 150 républicains et 166 démocrates qui l’ont soutenu. Le Sénat a emboîté le pas peu de temps après, qui est passé à l’étape suivante à 65 voix contre 33.

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