Le conseil régional de Paris promet d’arrêter de financer les soutiens du BDS
Les dirigeants juifs français saluent le vote dans la région Ile-de-France, foyer de la plupart des 500 000 Juifs du pays
Le conseil d’Ile-de-France qui inclut Paris a passé un amendement fixant un précédent qui exclut le financement des soutiens des boycotts contre Israël.
Le conseil de la région d’Ile-de-France, où les partis de droit sont majoritaires, a adopté un amendement jeudi.
La présidente du Conseil, Valérie Pécresse du parti LR de l’ancien président Nicolas Sarkozy, a conduit le vote pour tenir ses promesses de campagne de poursuivre avec des mesures vigoureuses contre le mouvement BDS, un acronyme pour Boycott, Cession et Sanctions.
« En respect de la loi, je ne tolererai aucune forme de boycotts contre Israël dans la région Ile-de-France », avait-elle déclaré en campagne pour le poste de président d’une région qui accueille la plupart des 500 000 Juifs de France.
Robert Ejnes, l’assistant du président du CRIF, a salué, dans un message sur Twitter, le conseil pour son amendement, dont le texte final n’a pas encore été publié. Ariel Goldmann, un autre vice-président du CRIF, a écrit sur Twitter à propos de la mesure : « Merci et bravo ».
En France, plusieurs dizaines de soutiens du boycott contre Israël ont été condamnés pour incitation à la haine et discrimination. Certains activistes ont été condamnés sur la base de la loi Lellouche de 2003, qui étend les lois anti-racisme au ciblage de pays spécifiques pour un traitement discriminatoire.
Le pouvoir judiciare dans l’Espagne voisine a réprimé ces dernières années des initiatives du BDS, les déclarant anti-constitutionnelles. Le mois dernier, la haute cour de la région d’Aturias a rejoint d’autres tribunaux d’Espagne en statuant que le BDS était discriminatoire.
Le Parti Conservateur au pouvoir en Grande-Bretagne prépare également des lois contre le BDS, ont déclaré des officiels cette année.








