Le Conseil suisse de la presse accusé de complaisance vis-à-vis du BDS
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Le Conseil suisse de la presse accusé de complaisance vis-à-vis du BDS

Le Conseil suisse de la presse est accusé d'avoir eu une "attitude lénifiante, voire quasiment partisane" après avoir blâmé un journaliste critique du mouvement BDS

Logo de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI).
Logo de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI).

La Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) a publié mercredi un communiqué dans lequel elle s’est déclarée « interloquée » par l’attitude du Conseil suisse de la presse vis-à-vis du mouvement BDS.

Ce communiqué fait suite à une réprimande par le Conseil suisse de la presse contre le média en ligne suisse-allemand Prime News, qui avait publié un article en octobre 2020 accusant le mouvement BDS d’être antisémite.

Selon la FSCI, le Conseil suisse de la presse a eu une « attitude lénifiante, voire quasiment partisane » après avoir blâmé le journaliste de Prime News pour « manquement au principe de vérité ».

« La FSCI s’offusque et s’irrite notamment des motivations du jugement rendu par le Conseil », a écrit la Fédération, expliquant en quoi le mouvement BDS avait des « traits antisémites ».

« La FSCI trouve consternant que le Conseil de la presse se serve dans ses déductions, sans rien n’en retrancher, l’argumentation du BDS. Ce qui revient quasiment à le blanchir. À Prime News, il reproche d’avoir rendu compte des faits de façon inappropriée, d’avoir ignoré le point de vue des experts et même d’avoir utilisé des définitions de l’antisémitisme prêtant à confusion. Soit l’exact contraire de ce que pense la FSCI. Ignorant la définition internationale de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), récemment reconnue par la Suisse officielle, le Conseil de la presse s’en remet aux déclarations du mouvement BDS et escamote les autres doctrines. Particulièrement choquants sont ses propos qualifiant de controversé le caractère antisémite de la négation du droit à l’existence d’Israël, qu’affirment pourtant des organisations sérieuses, dont l’IHRA. »

La FSCI dit ainsi ne pas comprendre « les raisons pour lesquelles le Conseil de la presse se refuse en grande partie de porter sur le BDS un regard critique, donnant ainsi l’impression de vouloir saper l’article critique d’un journaliste ».

L’organisation rappelle un cas semblable, dans lequel « le Conseil autrichien de la presse était parvenu en 2020 à une conclusion diamétralement opposée. S’appliquant à un esprit idéologique, le terme ‘antisémite’ est admissible, avait-il dit, ajoutant, qui plus est, que, ayant trait au BDS, il reposait sur des faits. Pour la FSCI, la chose est parfaitement claire : les actes et les méthodes du mouvement BDS ont une coloration incontestablement antisémite, que l’on a le droit et le devoir de nommer ainsi ».

La Fédération suisse des communautés israélites a été fondée en 1904 pour sauvegarder et promouvoir les intérêts communs des Juifs en Suisse.

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