Le dernier Juif connu d’Afghanistan va faire son alyah
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Le dernier Juif connu d’Afghanistan va faire son alyah

Zabulon Simantov craint que la promesse des Américains de quitter le pays ne laisse un vide qui pourrait probablement être rempli par les Talibans

Zabolon Simantov récite la prière Shema écrite dans son livre de prières, à son domicile dans la dernière synagogue de Kaboul (Crédit :  Ezzatullah Mehrdad/ Times of Israel)
Zabolon Simantov récite la prière Shema écrite dans son livre de prières, à son domicile dans la dernière synagogue de Kaboul (Crédit : Ezzatullah Mehrdad/ Times of Israel)

JTA — L’homme connu comme étant le dernier Juif d’Afghanistan depuis plus d’une décennie va faire son alyah en Israël, craignant que la promesse faite par les militaires américains de quitter le pays ne laisse un vide susceptible d’être rempli par des groupes radicaux, comme les Talibans.

« Je regarderai la télévision en Israël pour suivre les événements en Afghanistan », a déclaré à Arab News, dimanche, Zabulon Simantov.

Simantov, 61 ans, a précisé qu’il quitterait le pays après les fêtes de Tishri, à l’automne prochain.

Son épouse, une Juive originaire du Tadjikistan, et les deux filles du couple vivent en Israël depuis 1998. Mais Simantov était resté dans son Afghanistan natal pour s’occuper de la seule synagogue du pays qui est située à Kaboul, dans la capitale, pendant des décennies de violences et d’agitations politiques, avec notamment le règne des Talibans et la guerre qui a opposé l’Afghanistan aux Etats-Unis.

« J’ai réussi à protéger la synagogue de Kaboul en me battant comme un lion ici », a-t-il dit à Arab News.

Simantov, vendeur de tapis et de bijoux, était né dans la ville afghane de Herat où vivaient, il y a des décennies, des centaines de Juifs. Il était parti à Kaboul avant de prendre la fuite vers le Tadjikistan. Il était ensuite revenu dans la capitale.

La synagogue fermera ses portes lorsqu’il partira – mettant un terme à la vie juive dans le pays qui, selon les spécialistes, remonte à au moins deux mille ans.

« Si les Talibans reviennent, ils vont nous faire partir avec une gifle au visage », a déclaré Simantov la semaine dernière au micro de Radio Free Europe, évoquent l’exode d’un grand nombre de personnes issues des populations minoritaires du pays.

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