Le destin d’une génie diplômée d’Oxford à 13 ans
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Le destin d’une génie diplômée d’Oxford à 13 ans

Ruth Lawrence avait 5 ans quand son père a commencé à la préparer à la gloire académique. Mais sa vie a pris un tout autre tournant..!

Ruth Lawrence-Naimark (Crédit : université hébraïque)
Ruth Lawrence-Naimark (Crédit : université hébraïque)

Ruth Lawrence n’avait que 10 ans quand elle est devenue la plus jeune personne au monde à être admise à l’université d’Oxford en 1981. Instruite à la maison par un père autoritaire dans le domaine des mathématiques depuis ses cinq ans, elle avait terminé son premier diplôme en deux ans et avait été saluée dans les médias britanniques comme un enfant prodige sans précédent.

Trente-cinq ans plus tard, après une réorientation remarquable de sa vie, Lawrence vit en Israël et est juive orthodoxe, a annoncé vendredi le Daily Mail, dans un article intitulé ‘Qu’est devenue le prodige le plus célèbre de Grande-Bretagne ?’. Mère de quatre enfants de 44 ans, elle enseigne dans le domaine des nœuds mathématiques à l’université Hébraïque de Jérusalem, et mène une vie calme et ordinaire.

Ce n’est pas l’avenir que son père Harry avait en tête. Ancien professeur de mathématiques et de sciences qui avait travaillé dans l’informatique, Harry avait tout quitté en 1976 pour se concentrer sur l’éducation de sa fille.

Ce n’était pas sa première tentative d’encadrer un petit génie, selon le Mail. Harry était père de trois autres enfants d’un précédent mariage, et avait tenté une approche similaire avec l’une de ses filles. Son épouse l’avait finalement quitté et était partie avec les enfants, de plus en plus inquiète de son approche pédagogique.

Ruth Lawrence, photographie non datée. (Crédit : George M. Bergman/ Wikipedia)
Ruth Lawrence, photographie non datée. (Crédit : George M. Bergman/ Wikipedia)

Mais la deuxième épouse d’Harry, Sylvia (Greybourne) était plus accommodante. Il était autorisé à déverser ses ambitions dans l’encadrement de Ruth, même si sa plus jeune fille, Rebecca, a été épargnée.

Ruth a été diplômée d’Oxford à 13 ans, et a terminé un doctorat de mathématiques dans l’université en juin 1989, à 17 ans.

Ruth a ensuite emménagé aux Etats-Unis après avoir reçu des offres d’emploi de Harvard, où elle a été assistante à 19 ans, puis de l’université du Michigan. Son père l’a suivie là-bas.

Les deux étaient inséparables et passaient la plupart de leurs temps ensemble, pendant qu’il continuait à la préparer à l’excellence. Sa mère (à présent séparée de Harry) et sa sœur Rebecca ont été laissées derrière.

Mais en 1997, Ruth s’est finalement écartée de son père. Tombée amoureuse du mathématicien israélien Ariyah Neimark, elle l’a suivi en Israël, a appris l’hébreu et est devenue religieuse. Elle est devenue professeur associé à l’université Hébraïque en 1999. « Le couple a emménagé dans un appartement d’une banlieue terne et Ruth est devenue juive observante », a annoncé le Mail. La seule mention de l’article de sa culture religieuse est que « son père était d’origine juive mais pas pratiquant. »

Savoir si la séparation avec Harry a été amicale reste ambigu. Pendant ses années intermédiaires, ses méthodes d’apprentissage intensif ont été sévèrement critiquées, souvent citées comme exemple de la nature problématique de la sur-stimulation des enfants.

Ruth elle-même a affirmé qu’elle ne placerait jamais ses enfants dans la même situation, qui comprenait une interdiction d’avoir des amis de son âge quand elle était enfant, puisque son père craignait que leurs « conversations triviales et leurs jeux inutiles » ne la retiennent. Elle veut que ses enfants grandissent « normalement et naturellement », a annoncé le quotidien britannique.

Récemment, Harry Lawrence, qui vit toujours dans le Michigan, a déclaré au Daily Mail, a souligné qu’ils étaient toujours en bons termes. Il a déclaré être « immensément fier » d’elle, et a rapidement souligné que le fait qu’elle ne soit jamais devenue un génie connu mondialement n’était pas un « échec » pour lui.

« Elle influence les vies de centaines de personnes qui deviendront mathématiciens et physiciens, qui apporteront une immense contribution au monde. Qui peut dire que cela ne vaut pas plus qu’un feu d’artifice qui produit quelque chose d’époustouflant ? »

Harry a déclaré qu’ils parlaient régulièrement au téléphone, et se voyaient quand elle était aux Etats-Unis pour le travail une ou deux fois par an. « Il n’y a jamais eu de rupture, il n’y a aucune raison pour ça. Les filles grandissent et deviennent des femmes », a-t-il dit. Il a également affirmé que Ruth avait commencé par lui demander de venir avec elle en Israël.

Quand il lui a été demandé si elle lui manquait, Lawrence a hésité. « Je ne sais pas. Evidemment… oui et non. C’est une chose tellement difficile. Je veux dire, est-ce que ses enfants manquent à quelqu’un quand ils partent ? »

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