Tsahal nie avoir « exécuté » le deuxième terroriste palestinien
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Tsahal nie avoir « exécuté » le deuxième terroriste palestinien

Selon des témoins palestiniens interrogés par l'association B’Tselem, un soldat aurait abattu à bout portant le deuxième terroriste

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

L'assaillant blessé à distance d'un couteau à Hébron, le 24 mars 2016. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
L'assaillant blessé à distance d'un couteau à Hébron, le 24 mars 2016. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)

L’organisation de gauche de défense des droits de l’Homme B’Tselem a affirmé que le deuxième assaillant palestinien qui avait attaqué deux soldats à Hébron le 24 mars avait également été « exécuté » par un soldat israélien, ajoutant encore une autre controverse à une affaire déjà clivante.

En mars, Abdel-Fattah Yusri al-Sharif et Ramzi Aziz al-Qasrawi avaient attaqué deux soldats israéliens avec des couteaux dans le quartier de Tel Rumeida de la ville de Cisjordanie, blessant l’un d’entre eux.

L’armée israélienne affirme qu’al-Qasrawi est mort en raison des coups de feu tirés par un soldat pendant l’attaque, alors qu’al-Sharif avait été grièvement blessé.

Peu après, le sergent Elor Azaria était arrivé sur les lieux et près de 15 minutes après l’attaque, le soldat de la brigade Kfir avait été filmé en train de tirer à la tête sur al-Sharif, le tuant.

Elor Azaria, le soldat israélien qui a abattu un attaquant palestinien désarmé et neutralisé en mars 2016 à Hébron devant la cour militaire de Jaffa, le 18 avril 2016. (Crédit : Flash90)
Elor Azaria, le soldat israélien qui a abattu un attaquant palestinien désarmé et neutralisé en mars 2016 à Hébron devant la cour militaire de Jaffa, le 18 avril 2016. (Crédit : Flash90)

L’affaire Azaria a dominé les gros titres depuis mars et a divisé le pays.

Des habitants affirment cependant à présent qu’al-Qasrawi était seulement blessé après l’attaque et qu’après avoir été neutralisé, un soldat a tiré sur sa « tête ou son cou deux fois à bout portant ».

Selon B’Tselem, le retard de publication de cette information est la conséquence d’une fermeture pendant huit mois du quartier de Tel Rumeida, ce qui a empêché les enquêteurs de l’organisation d’interroger les témoins.

Alors que l’armée a levé ces restrictions, l’employé de B’Tselem a pu interroger deux témoins qui ont affirmé qu’al-Qasrawi avait été « exécuté ».

Le quartier de Tel Rumeida est surveillé par des cameras de sécurité, ce qui signifie que l’accusation devrait être relativement facile à confirmer ou infirmer.

Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré au Times of Israël qu’elle enquêtait sur cette nouvelle accusation.

L’armée israélienne nie les allégations faites par B’Tselem l’accusant d’avoir « exécuté » un deuxième assaillant palestinien à Hébron, en mars. L’armée affirme que le tir était nécessaire pour « éliminer la menace » de la tentative d’attaque de l’assaillant.

« Les revendications de l’organisation B’Tselem sont incompatibles avec les conclusions de l’enquête opérationnelle et entrent conflit avec les informations que l’armée israélienne a collectées au sujet de cet incident », a déclaré l’armée dans un communiqué.

« Les coups de feu tirés sur le terroriste l’ont été afin d’éliminer la menace alors qu’il attaquait les soldats avec un couteau », a précisé Tsahal.

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