Le dirigeant d’EELV critiqué après avoir évoqué « l’émoi de la communauté juive »
Rechercher

Le dirigeant d’EELV critiqué après avoir évoqué « l’émoi de la communauté juive »

Julien Bayou fait face aux critiques pour avoir évoqué la peine "de la communauté juive" ; ses opposants évoquent celle de la "communauté nationale"

Julien Bayou dans le « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, le 18 avril 2021. (Crédit : capture d’écran RTL-Le Figaro-LCI)
Julien Bayou dans le « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, le 18 avril 2021. (Crédit : capture d’écran RTL-Le Figaro-LCI)

Dimanche, dans le « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, Julien Bayou, secrétaire national du parti Europe Écologie-Les Verts, déclarait à la suite de la décision de la Cour de cassation en fin de semaine dernière de confirmer l’irresponsabilité du meurtrier de Sarah Halimi : « Je comprends l’émoi de la communauté juive, mais on doit conserver ce principe : ‘On ne juge pas les fous’ (…) La justice, ce n’est pas la vengeance. »

Ses propos ont été vivement critiqués, les internautes préférant parler de la peine de la « communauté nationale ».

« C’est la communauté… nationale qui s’est émue de l’absence de jugement du meurtrier de Sarah Halimi ! Défendons notre nation une et indivisible. C’est ça la France, une France que certains ne cessent de diviser et de fracturer », a notamment réagi Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France.

L’écrivain Raphaël Enthoven a lui mis en parallèle les propos de Julien Bayou avec d’autres, plus vieux, sur la famille Traoré, multi-condamnée dans différentes affaires en France – dont l’un des fils, Adama, est mort après son interpellation en 2016, et dont la sœur, Assa, s’est faite la fer de lance de différents mouvements d’extrême gauche, notamment contre les violences policières.

Hier, dans son interview fleuve au Figaro, Emmanuel Macron avait pourtant sensiblement tenu des propos similaires à ceux du dirigeant écologiste, exprimant « aux proches de la victime » et à tous les « concitoyens de confession juive qui attendaient un procès » son « chaleureux soutien » et sa « détermination (…) à les protéger ».

Dimanche soir, au micro d’Europe 1, Bayou est revenu sur sa pensée, précisant avoir réagi « en homme de droit » – il est avocat – en développant « sur les raisons juridiques » ayant conduit la Cour de cassation à prendre cette décision. « Mais clairement, ce verdict nous a tous choqués, évidemment », a-t-il déclaré.

« Quand un Juif est attaqué, c’est toute la France qui est attaquée. J’ai parlé de la communauté juive en particulier parce que les Juifs en France sont particulièrement touchés par ces actes de plus en plus barbares et de plus en plus nombreux », a-t-il ajouté.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...