Le domicile d’un guide d’Auschwitz vandalisé à Cracovie
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Le domicile d’un guide d’Auschwitz vandalisé à Cracovie

"La Pologne aux Polonais" et "Auschwitz pour le guide de Pologne", des slogans xénophobes, ont été écrits sur la porte de cet employé italien. La police a ouvert une enquête

Vebeke, le négationniste flamand nie l’utilisation des chambres à gaz d'Auschwitz pour l'extermination des juifs. Ici, l'inscription allemande tristement célèbre : "Le travail rend libre" à la porte principale du camp d'extermination d'Auschwitz I, le 15 novembre 2014 à Oswiecim, en Pologne. (Christopher Furlong/Getty Images via JTA/File)
Vebeke, le négationniste flamand nie l’utilisation des chambres à gaz d'Auschwitz pour l'extermination des juifs. Ici, l'inscription allemande tristement célèbre : "Le travail rend libre" à la porte principale du camp d'extermination d'Auschwitz I, le 15 novembre 2014 à Oswiecim, en Pologne. (Christopher Furlong/Getty Images via JTA/File)

Varsovie, Pologne — La police polonaise recherche les voyous qui ont écrit « la Pologne aux Polonais » et « Auschwitz pour le guide de Pologne » (sic) sur la porte d’un guide et éducateur du musée d’Auschwitz.

La victime, un habitant de Cracovie, est un ressortissant italien qui travaille depuis plus de douze ans au musée.

Des représentants du musée d’Auschwitz ont annoncé que l’homme était éducateur diplômé, doté d’une « préparation et de qualifications particulières et substantielles » lui permettant de travailler à ce mémorial de la Shoah.

Selon le site internet Gazeta.pl, l’homme aurait expliqué : « Je ne suis pas ici par accident, mais j’ai décidé que je voulais vivre et m’intégrer ici. Cet incident est simplement douloureux d’un point de vue moral et personnel ».

La police a été informée vendredi de cet acte de vandalisme. Ses auteurs n’ont pas encore été identifiés.

La semaine dernière, la commissaire à l’éducation de la région polonaise de Małopolska, Barbara Nowak, a posté sur Twitter : « Auschwitz ne devrait employer que des guides polonais diplômés de l’Institut de commémoration nationale » parce que, selon elle, il règne « un narratif étranger et non polonais » dans le musée.

« Le musée condamne avec force toutes les manifestations de racisme et de xénophobie et demande aux autorités de prendre toutes les actions possibles pour résoudre l’enquête ainsi que pour empêcher que ne surviennent de tels événements à l’avenir », a expliqué au JTA un porte-parole du musée d’Auschwitz.

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