Le FMI inquiet de la lenteur de la reconstruction à Gaza
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Le FMI inquiet de la lenteur de la reconstruction à Gaza

Selon l'institution, ce retard tient notamment à un afflux d'aide internationale moins important que prévu

Le siège du FMI à Washington. Illustration. (Crédit : IMF/Wikimedia Commons)
Le siège du FMI à Washington. Illustration. (Crédit : IMF/Wikimedia Commons)

Le FMI s’est inquiété mardi de la lenteur de la reconstruction de la bande de Gaza, dévastée par le conflit avec Israël à l’été 2014, en raison notamment du non-respect des engagements de la communauté internationale.

« Le processus de reconstruction à Gaza avance beaucoup plus lentement que prévu », note le Fonds monétaire international dans son nouveau rapport sur l’économie palestinienne.

Le coût économique des 50 jours de guerre entre l’Etat hébreu et les groupes terroristes palestiniens à l’été 2014 est évalué à 4 milliards de dollars à Gaza, rappelle le FMI, notant que des « dizaines de milliers » de maisons et d’entreprises ont été détruites ou endommagées dans ce territoire soumis à un double blocus, israélien et égyptien.

« En dépit de progrès notables liés à l’acheminement de matériaux pour la réparation de maisons, les plus grands projets de construction qui sont nécessaires pour créer des emplois sont toujours en attente », déplore le FMI.

Selon l’institution, ce retard tient notamment à un afflux d’aide internationale moins important que prévu.

Sur les 3,5 milliards de dollars promis en octobre lors de la conférence du Caire pour la seule reconstruction de Gaza, à peine 30% avaient été effectivement déboursés à la mi-avril, assure le rapport du FMI.

La reconstruction est également ralentie par la dégradation des relations israélo-palestiniennes et la division persistante entre le Fatah, au pouvoir en Cisjordanie, et le Hamas, qui contrôle Gaza.

« La réconciliation (des mouvements palestiniens – AP et Hamas) est nécessaire pour que le redressement de Gaza ait lieu », assure le rapport du FMI.

Plus généralement, le Fonds s’inquiète des perspectives de l’économie palestinienne, qui est tombée en récession en 2014 pour la première fois depuis 2006.

L’institution craint ainsi de nouvelles restrictions israéliennes qui pourraient avoir un important impact « négatif ».

Pendant plusieurs mois début 2015, Israël avait déjà gelé le versement de taxes dues à l’Autorité palestinienne, en représailles à l’adhésion palestinienne à la Cour pénale internationale (CPI).

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