Le frère d’une pilote de l’armée de l’air israélienne tuée au Népal gagne ses ailes
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Le frère d’une pilote de l’armée de l’air israélienne tuée au Népal gagne ses ailes

Tamar Ariel, la première femme religieuse navigatrice de l’armée de l’air israélienne, est décédée en 2014 dans une tempête de neige au Népal

Tamar Ariel pendant la cérémonie de diplômes de l'école de pilote de l'armée de l'air israélienne, le 27 décembre,2012 (Crédit : Edi Israël / Flash90)
Tamar Ariel pendant la cérémonie de diplômes de l'école de pilote de l'armée de l'air israélienne, le 27 décembre,2012 (Crédit : Edi Israël / Flash90)

Le frère de la première femme religieuse navigatrice de l’armée de l’air israélienne, décédée pendant ses vacances au Népal l’année dernière, devrait marcher dans les pas de sa sœur et finir l’école de pilotage et en gagnant ses ailes le mois prochain.

Le frère de Tamar Ariel, dont le nom ne peut être rendu public pour des raisons de sécurité, s’alignera aux côtés des autres cadets qui finissent la prestigieuse école de pilotage pendant la cérémonie de remise des diplômes à la base aérienne Hazerim dans les prochaines semaines, d’après l’édition de mercredi du quotidien israélien Yedioth Ahronoth.

Tamar Ariel, issue d’une famille de six enfants, a fait les gros titres quand elle a fini l’école de pilotage en tant que navigatrice en décembre 2012 en étant la première femme orthodoxe à y parvenir.

A sa cérémonie de remise de diplômes, elle sortait du rang en portant une jupe tombant sur ses chevilles, en accord avec les normes de pudeur religieuses.

« Je ne pense pas que les femmes ont besoin d’aller à l’école de pilotage. Je pense qu’elles le peuvent » avait-elle déclaré au Times of Israel à l’époque.

« Je recommande à chaque femme, religieuse ou non, d’essayer. S’ils vous appellent, si vous passez les tests, cela veut dire que l’armée pense que vous pouvez le faire. Donc allez-y, essayez. »

Pendant la guerre dans la bande de Gaza à l’été 2014, elle a volé sur le plus grand nombre de mission de combat de son escadrille d’après son commandant.

En octobre de cette année-là, elle est partie avec un autre pilote en vacances au Népal pour parcourir le circuit autour de l’Annapurna, au moment de l’année qui est considéré comme le plus favorable.

Mais un nombre anormalement élevé de tempêtes a éclaté dans la région, bombardant les cols de haute montagne de neige. Ariel et des douzaines d’autres randonneurs ont passé le pire de la tempête au col de Thorong La, le point culminant du circuit.

Minée par la vigueur de l’altitude, le froid et l’accumulation rapide de neige, Ariel ne pouvait plus avancer, alors que la nuit arrivait et que le groupe de randonneurs essayait de descendre du col pour se mettre en sécurité.

Elle est morte dans la neige aux côtés d’Agam Luria, Nadav Shoham, Michal Charkesky et de 36 autres personnes, la moitié d’entre elles étant népalaise. Son frère, dont les membres de la famille disent qu’il tire son inspiration de sa grande sœur, était déjà très intéressé par l’entraînement des pilotes à ce moment.

Il est le seul de ses frères et sœurs à se diriger vers le cockpit ; un de ses jeunes frères est aussi en train de s’entrainer pour devenir pilote, d’après l’article.

A la suite du décès de Tamar, sa mère a déclaré au Yedioth que pendant la cérémonie de remise des diplômes un officier supérieur de l’armée israélienne lui avait demandé comment on élevait une telle famille. « Je ne sais vraiment pas, a-t-elle répondu, nous sommes des gens simples ».

Capture d'écran de Tamar Ariel, tuée dans une avalanche au Népal
Capture d’écran de Tamar Ariel, tuée dans une avalanche au Népal
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