Le téléphérique de la Vieille Ville de Jérusalem devrait être opérationnel en 2021
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Le téléphérique de la Vieille Ville de Jérusalem devrait être opérationnel en 2021

Le projet devrait faciliter l’accès au mur Occidental, et ne s’arrêtera pas dans Jérusalem Est

Maquette du projet de funiculaire de la Vieille Ville de Jérusalem. (Crédit : Dixième chaîne)
Maquette du projet de funiculaire de la Vieille Ville de Jérusalem. (Crédit : Dixième chaîne)

Le Conseil national de planification devrait étudier dans les deux prochains mois un projet controversé de téléphérique allant de Jérusalem ouest à la Vieille Ville, facilitant ainsi l’accès au mur Occidental. Le ministère du Tourisme prévoit que ce projet soit opérationnel d’ici trois ans.

Le téléphérique, qui ira du complexe de la Première station de la ville à Porte des Immondices de la Vieille Ville, l’entrée principale vers le mur Occidental, a pour objectif de faciliter le trafic dans et autour du labyrinthe de rues étroites de l’ancienne partie de Jérusalem en emmenant les visiteurs sur la route de 1,5 km en à peine 3 minutes 30.

Lundi, le ministère du Tourisme a déclaré dans un communiqué que le téléphérique aurait trois arrêts, la Première station, le mont Sion et la Porte des Immondices.

Le projet sera déposé directement auprès du Conseil national, en contournant les commissions locales et de district, grâce une initiative législative réussie de Yariv Levin, ministre Likud du Tourisme, pour que le projet soit déclaré partie intégrante de l’infrastructure nationale touristique.

Yariv Levin, ministre du Tourisme, le 24 juillet 2012. (Crédit : Uri Lenz/Flash90)
Yariv Levin, ministre du Tourisme, le 24 juillet 2012. (Crédit : Uri Lenz/Flash90)

Lundi, Levin a déclaré à la radio militaire qu’après l’approbation et les probables objections au projet devant la Cour suprême, le téléphérique prendrait entre 18 et 24 mois à construire.

« L’infrastructure touristique a tant de retard, a-t-il déclaré. La Vieille Ville et le Bassin de la Vieille Ville [la bande de terrain qui entoure celle-ci] ne sont pas accessibles. Il n’y a pas de parking pour les bus, et pas de bons transports en commun. »

Le téléphérique n’entrera pas dans la Vieille Ville et ne passera pas par-dessus les murs de la Vieille Ville, mais s’arrêtera juste devant, a-t-il souligné.

Jusqu’à 25 000 personnes pourraient utiliser ce système les jours de pointe, a indiqué Levin.

Le téléphérique ne circulera pas à Shabbat et pendant les fêtes juives, mais cela ne devrait dissuader les touristes étrangers, dont la plupart viennent pour plusieurs jours, a-t-il déclaré.

Le mur Occidental et le Dôme du Rocher dans la Vieille Ville de Jérusalem (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Le mur Occidental et le Dôme du Rocher dans la Vieille Ville de Jérusalem (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Le projet, création du conseil municipal de Jérusalem et de son maire, Nir Barkat, avait déclenché une certaine controverse car son trajet passe au-dessus de certaines parties de Jérusalem Est.

Il y a deux ans, le groupe français Suez Environnement avait indiqué que, en raison de sensibilités politiques, il avait décidé de ne pas participer au projet.

En août, Barkat aurait dit à des militants du Likud que le téléphérique s’arrêterait également dans le quartier palestinien de Silwan, pour que les passagers puissent « comprendre qui possède réellement cette ville », avait annoncé Haaretz.

Daoud Siam, militant social du village palestinien de Silwan, situé juste sous la Vieille Ville, a dit à la radio militaire que le téléphérique passerait au-dessus des maisons du village, dérobant aux habitants leur droit à la vie privée.

Des excavations à la Cité de David, Jérusalem. (Crédit : Ian Scott/CC BY/Flickr)
Des excavations à la Cité de David, Jérusalem. (Crédit : Ian Scott/CC BY/Flickr)

Exhortant le gouvernement a d’abord investi dans le village, il avait déclaré que « des millions [de shekels] vont à la Cité de David, et pas un shekel ne va à Silwan. » La Cité de David est un site touristique sur ce qui serait le cœur urbain original de la Jérusalem antique, située à l’ouest de Silwan et où vivent aujourd’hui des Israéliens.

« Silwan n’a pas de trottoir, pas de route, pas d’infrastructure. Les maisons s’écroulent, il n’y a pas de permis de construire, uniquement des décennies de démolitions [ordonnées par les autorités]. Elles [les autorités] veulent un village sans habitant », a-t-il déclaré.

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