Le gouvernement approuve l’annulation des fermetures du week-end
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Le gouvernement approuve l’annulation des fermetures du week-end

Israël organise également la réouverture des frontières aériennes en mettant un système de code couleur par pays en fonction de la situation de l'épidémie du COVID-19

Des israéliens portent des masque de protection à Tel Aviv, el 4 août 2020. (Photo par Miriam Alster/Flash90)
Des israéliens portent des masque de protection à Tel Aviv, el 4 août 2020. (Photo par Miriam Alster/Flash90)

Jeudi, les ministres ont officiellement approuvé la fin des fermetures chaque week-end des centres commerciaux, des boutiques et des parcs publics trois semaines après la mise en place de cette mesure. Les autorités ont établi que la directive n’avait pas permis de réduire les infections au COVID-19.

Ce que l’on surnomme le cabinet coronavirus a approuvé la décision mercredi, mais un vote formel par le cabinet au complet a seulement eu lieu jeudi.

Le Bureau du Premier ministre a déclaré dans un communiqué que le cabinet, dans un vote coordonné par téléphone, avait annulé les confinements partiels, qui avaient largement été rejetés.

Le professeur Ronni Gamzu, en charge de superviser la réponse du gouvernement à la crise sanitaire, avait demandé l’annulation de nombreuses restrictions. Il a déclaré que la décision d’annuler les fermetures de week-end était « très courageuse. C’est une décision pour le bien des Israéliens et en compréhension de leurs difficultés ».

« Ce n’est pas le choix naturel, parce que tous les pays avec un nombre de décès tel que le nôtre imposent des fermetures. Nous ne voulons pas le faire, et je remercie le cabinet pour avoir accepté ma recommandation et celle de nombreux experts israéliens », a-t-il dit.

La décision est intervenue quelques heures après que Gamzu a affirmé que le taux de décès par habitant d’Israël était le plus haut au monde. Il a prévenu que le gouvernement pourrait revenir sur sa tendance à assouplir les restrictions du virus.

Ronni Gamzu lors d’une réunion de la commission des Finances à la Knesset, le 23 avril 2014. (Crédit : Flash90)

« Si la mortalité ne diminue pas d’ici deux semaines, nous serons contraints à envisager des restrictions, notamment la possibilité de fermetures locales ou nationales », a-t-il dit.

Gamzu a fixé le 1er septembre comme date butoir pour une baisse « significative » des cas quotidiens.

Ces derniers jours, les cas quotidiens tournaient autour de 1 700.

En visite à l’hôpital Shaare Zedek à Jérusalem avec Gamzu, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a également déclaré que les fermetures pourraient être réutilisées si d’autres moyens ne permettaient pas de faire baisser le taux d’infection.

« Il y n’a aucun pays avec notre taux d’infection qui n’a pas imposé des fermetures, mais nous sommes conscients de la situation économique et sociale », a déclaré Netanyahu. « Dans les deux prochaines semaines, nous ferons un effort pour baisser le nombre de cas par d’autres moyens, et si tout le monde fait attention à bien porter des masques, je suis sûr que nous y parviendrons. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (droite) visite l’hôpital Sharee Zedek de Jérusalem, le 6 août 2020. (Autorisation : Shaare Zedek)

Netanyahu s’est également félicité des progrès annoncés par l’institut de recherche biologique dans le développement du vaccin du coronavirus. Le laboratoire de recherche commencera les essais humains à la mi-octobre.

Netanyahu a auparavant déclaré qu’il avait demandé à l’institut de commencer à travailler sur la construction d’une usine de production pour le vaccin.

En outre, le bureau de Netanyahu a déclaré que le gouvernement commencera à mettre en place un système de régulations avec un code couleur. Les villes et localités verront les politiques du virus adaptées à leur taux local d’infection d’ici le 1er septembre.

Mercredi, les médias ont rapporté que Netanyahu avait contacté les collaborateurs de Gamzu pour l’inciter à soutenir la position du Premier ministre favorable à des restrictions strictes pour contenir le coronavirus.

Depuis sa prise de fonction, Gamzu a promis de mettre un terme aux restrictions « illogiques » et exprimé son opposition aux mesures de confinement, avertissant de leurs coûts sanitaires, économiques et sociaux.

Une technicienne effectue un test de diagnostic pour le coronavirus dans un laboratoire de l’hôpital Ichilov, à Tel Aviv, le 3 août 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

« De mon point de vue, un confinement complet n’est pas une option. Nous avons besoin de restrictions ciblées uniquement sur les foyers, et de lever les restrictions dès que c’est possible », a déclaré Gamzu aux ministres avant la rencontre, selon des médias israéliens. « Un confinement généralisé est le dernier recours. Les personnes malades ne sont pas dans une situation où elles ne sont pas soignées. Un confinement va créer d’énormes difficultés économiques et sociales », a déclaré Gamzu.

Alors qu’Israël est fermé aux ressortissants étrangers depuis mars et que presque tous les pays interdisent l’arrivée d’Israéliens, le trafic aérien a été très limité ces derniers mois. Cela devrait changer le 16 août, avec un plan pour « rouvrir les frontières aériennes » à un plus grand nombre de vols au départ et à l’arrivée.

Mercredi, le cabinet coronavirus a déclaré qu’une proposition serait présentée par la ministre des Transports Miri Regev, le ministre de la Santé Yuli Edelstein et le ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi.

Une première version du plan diviserait les pays deux catégories : « rouge » et « vert », selon un reportage de jeudi de la Douzième chaîne.

Le hall d’arrivée vide de l’aéroport Ben Gurion, le 12 juin 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Les voyageurs en provenance des pays « verts », où le nombre d’infections est bas, pourront entrer en Israël sans quarantaine, alors que ceux des pays « rouges » devront s’auto-isoler – même si le nombre de jours pourrait être réduit par rapport aux 14 jours actuels, selon la chaîne, qui n’a pas cité de source.

Les personnes arrivant de pays « rouges » et « verts » seraient accueillis dans différents endroits.

Le plan pourrait refléter ou non comment Israël gérera finalement la réouverture de ses frontières, mais il donne une première idée sur la manière dont le gouvernement aborde ce sujet.

On ne sait pas clairement où les Israéliens seront autorisés à voyager. Pourtant, alors qu’Israël a l’un des taux de mortalité par habitant les plus forts au monde, de nombreux pays, dont l’Union européenne, interdisent actuellement la venue des Israéliens.

Les Israéliens peuvent actuellement entrer aux Etats-Unis et en Ukraine, et la Douzième chaîne a déclaré qu’il y avait actuellement des négociations avec 10 pays « verts » pour autoriser l’entrée des Israéliens, notamment en Grèce et à Chypre.

De nombreux pays exigent actuellement que les voyageurs présentent un test négatif du coronavirus 72 heures avant leur vol. Afin de répondre à cette exigence, un laboratoire mobile de dépistage du coronavirus sera ouvert à l’aéroport Ben Gurion. Les passagers devront venir à l’aéroport 72 heures avant leur départ pour être testés.

Les passagers devront payer leurs tests, avec un coût estimé de plusieurs centaines de shekels par test.

Les avions d’El Al cloués au sol à l’aéroport Ben Gurion, le 6 avril 2020, pendant la pandémie de coronavirus. (Moshe Shai/ Flash90)

Un appel d’offre pour la construction et la gestion du laboratoire a été publié jeudi par l’Autorité aéroportuaire d’Israël. Les candidats doivent être en mesure de réaliser 800 tests par heure et de fournir les résultats en l’espace de 14 heures.

Le personnel navigant devrait porter des masques de protection, et on ne sait pas encore si des repas seront servis.

Les billets ne sont toujours pas en vente, puisque le plan n’est toujours pas définitif.

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