Le gouvernement approuve l’objectif de 30 % d’énergies renouvelables d’ici 2030
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Le gouvernement approuve l’objectif de 30 % d’énergies renouvelables d’ici 2030

La ministre de l'Environnement fustige cet objectif, déclarant que le "vrai message" est que les 70 % restants proviendront de gaz à effet de serre

Vue aérienne de panneaux solaires dans le désert près d'Eilat, en Israël. (Crédit : Moshe Shai/FLASH90)
Vue aérienne de panneaux solaires dans le désert près d'Eilat, en Israël. (Crédit : Moshe Shai/FLASH90)

Dimanche, le gouvernement a donné son feu vert à l’objectif du ministère de l’Énergie de faire en sorte que 30 % de l’énergie d’Israël provienne de sources renouvelables d’ici 2030.

Prévoyant que la transition pourrait faire économiser quelque 8 milliards de shekels par an, le ministre Yuval Steinitz a indiqué que cette mesure nécessiterait de tripler l’infrastructure actuelle de l’énergie solaire. Il l’a décrite comme « ambitieuse » et comme une « véritable révolution ».

Les 70 % restants des besoins énergétiques d’Israël seront ainsi couverts par le gaz naturel, dont des réserves substantielles ont été découvertes au large des côtes méditerranéennes du pays.

Le gouvernement a décrété que le ministre de l’Énergie devrait évaluer et mettre à jour ses objectifs pour 2030 d’ici la fin 2024. La date butoir pour parvenir à 20 % d’énergie issue de ressources renouvelables a été fixée à fin 2025.

Le ministre de l’énergie, Yuval Steinitz, lors d’une conférence à Tel Aviv, le 27 février 2019. (Flash90)

Le ministère de la Protection de l’environnement souhaite cependant un objectif de 40 % d’énergies renouvelables d’ici 2030.

Lors de la discussion du gouvernement, la ministre Gila Gamliel a souligné que ce plan de 30 % « laisserait Israël à la traîne, loin des objectifs des pays développés et même des pays en développement ».

Et de poursuivre : « La véritable signification de cette décision est l’adoption d’un objectif de 70 % de production d’électricité à partir de gaz, qui est un combustible fossile polluant. »

Cela donne un mauvais signal à l’économie et laisse penser aux entreprises qu’elles ne sont pas encouragées à passer à une énergie basée sur des sources renouvelables, a-t-elle ajouté. Au lieu de cela, cela confortera des investissements économiques considérables dans les infrastructures gazières « contrairement à tous les efforts déployés en Israël et dans le monde pour réduire la dépendance à la production d’énergie à partir de ressources fossiles qui polluent et augmentent le changement climatique ».

La ministre de la Protection environnementale, Gila Gamliel. (Autorisation : ministère de la Protection environnementale)

« Aujourd’hui déjà, les agglomérations peuvent parvenir à un ratio de près de 50 % d’électricité issue d’énergie solaire », a indiqué Gila Gamliel.

Les ministères de l’Énergie et de la Protection de l’environnement se querellent au sujet de ces objectifs depuis plusieurs mois.

Lors d’un conflit ouvert lors d’une réunion de la commission parlementaire en juillet, Yuval Steinitz a accusé un haut fonctionnaire du ministère de la Protection de l’environnement de « populisme » pour avoir affirmé que 47 % de l’énergie d’Israël pourrait déjà provenir de sources renouvelables.

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