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Le gouvernement autorise l’arrêt des activités d’Al Jazeera en Israël

En avril, la Knesset a approuvé la loi dite "Al Jazeera", qui permet d'empêcher les chaînes étrangères d’opérer en Israël si considérées dangereuses pour la sécurité nationale

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Un employé du réseau d'information et de la chaîne de télévision Al Jazeera, basé au Qatar, dans les bureaux de la chaîne à Jérusalem, le 31 juillet 2017. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Un employé du réseau d'information et de la chaîne de télévision Al Jazeera, basé au Qatar, dans les bureaux de la chaîne à Jérusalem, le 31 juillet 2017. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Le gouvernement a autorisé dimanche à l’unanimité l’arrêt des activités du réseau d’information d’Al Jazeera en Israël, conformément à une loi adoptée par la Knesset en avril.

Le ministre des Communications, Shlomo Karhi (Likud), à l’origine de cette loi, a immédiatement signé les décrets d’application de la décision.

« Nos décrets entreront en vigueur immédiatement. Trop de temps s’est écoulé et trop d’obstacles juridiques inutiles se sont dressés pour que l’on puisse enfin arrêter la machine bien huilée d’incitation d’Al Jazeera, qui nuit à la sécurité de l’État », a déclaré Karhi après avoir signé les ordonnances.

« Pendant des mois, j’ai tout fait pour qu’ils ne puissent plus travailler depuis Israël ».

Karhi est désormais habilité à ordonner aux fournisseurs de télévision israéliens de cesser de diffuser Al Jazeera, à ordonner la fermeture des bureaux israéliens de la chaîne, à confisquer l’équipement de la chaîne, y compris éventuellement les téléphones portables, et à bloquer l’accès au site web d’Al Jazeera.

« Nous donnons les ordres maintenant : les chaînes de propagande du [groupe terroriste palestinien du] Hamas, celles qui incitent à la haine contre Israël, celles qui portent atteinte à la sécurité d’Israël et des soldats de Tsahal, ne diffuseront plus d’émissions depuis Israël et leur équipement sera confisqué », a déclaré Karhi.

La loi, qui autorise la fermeture des réseaux de médias étrangers pour une période de 45 jours, peut être renouvelée.

L’ordre de fermeture d’une chaîne d’information étrangère doit être soumis dans les 24 heures à l’examen judiciaire du président d’un tribunal, qui dispose alors de trois jours pour décider de son entrée en vigueur.

La loi elle-même a été adoptée en tant que loi provisoire et expirera le 31 juillet ou plus tôt si la déclaration de situation d’urgence est levée par le gouvernement.

Suite au boycott par ses ministres du vote du cabinet dimanche sur l’arrêt des opérations du réseau d’information Al Jazeera en Israël, le parti HaMahane HaMamlahti a précisé qu’il soutenait la mesure mais a estimé que le moment choisi pourrait nuire aux négociations en cours pour la libération des otages israéliens retenus à Gaza.

« Les ministres HaMahane HaMamlahti soutiennent la fermeture de la chaîne Al Jazeera et ont même annoncé qu’ils voteraient en faveur de cette fermeture lors de la dernière réunion du cabinet », a indiqué le parti dans un communiqué.

« À la demande des responsables des agences de sécurité, et en particulier du chef du Mossad, et afin de ne pas nuire aux efforts de négociation, il a été décidé lors de cette réunion de reporter le vote de quelques jours. Le fait de soumettre la question au vote ce matin lors de la réunion du cabinet est une décision correcte à un moment malheureux qui pourrait saboter les efforts pour parvenir à [un accord] et qui découle de considérations politiques. »

Selon les médias israéliens, les chefs de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet et de l’agence de renseignement du Mossad ont averti la semaine dernière que l’approbation de la fermeture du réseau qatari à ce stade pourrait avoir des ramifications négatives pour l’accord en raison du rôle de Doha dans les pourparlers en cours.

Le directeur d’Al Jazeera en Israël et dans les Territoires palestiniens a pour sa part qualifié de « dangereuse » la décision du gouvernement de mettre fin aux activités locales de la chaîne qatarie, décision motivée par la politique plutôt que par des considérations professionnelles.

L’équipe juridique d’Al Jazeera prépare une réponse, a déclaré Walid Omary à Reuters, en prévision d’un éventuel recours en justice contre cette décision.

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