Israël en guerre - Jour 251

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Le Hamas a tenté d’envoyer ses hommes en Égypte dans une ambulance humanitaire

Les responsables israéliens ont déclaré que les inspecteurs avaient trouvé des concentrateurs d'oxygène pour les tunnels à l'intérieur des camions transportant des aides aux Palestiniens de la bande

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Illustration : Des ambulances sortant du côté égyptien de la frontière avec la bande de Gaza, à Rafah, le 1er novembre 2023. (Crédit : AFP)
Illustration : Des ambulances sortant du côté égyptien de la frontière avec la bande de Gaza, à Rafah, le 1er novembre 2023. (Crédit : AFP)

Le groupe terroriste palestinien du Hamas a essayé de faire sortir ses terroristes de la bande de Gaza via les ambulances qui ont évacué des dizaines de Palestiniens blessés vers l’Égypte, cette semaine, a expliqué un haut-responsable de l’administration Biden vendredi.

Le Hamas avait dressé une liste des Palestiniens grièvement touchés lors du conflit qu’il souhaitait faire évacuer de Gaza pour les transporter dans des hôpitaux de campagne établis en Égypte, au même moment où des milliers de ressortissants étrangers quitteraient l’enclave.

La liste avait ensuite été vérifiée par l’Égypte et les États-Unis – et il s’était avéré qu’un tiers de noms inscrits étaient des terroristes du Hamas, a expliqué l’officiel de l’administration américaine, qui a ajouté que la liste avait été rejetée et qu’aucun des 76 Palestiniens blessés qui ont finalement pu quitter Gaza n’appartenaient au groupe terroriste.

De leur côté, deux hauts-responsables israéliens ont indiqué au Times of Israel que les inspecteurs israéliens, au début de la semaine, avaient découvert plusieurs concentrateurs d’oxygène destinés à aérer les tunnels exploités par les groupes terroristes à Gaza.

« Ces concentrateurs n’étaient pas destinés à être utilisés dans les hôpitaux, mais en dessous. C’est pourquoi ils ont été passés en contrebande parmi des paquets de biscuits », a déclaré l’un des hauts fonctionnaires israéliens, ajoutant que le camion dans lequel les concentrateurs d’oxygène avaient été trouvés avait été interdit d’entrée dans la bande de Gaza.

Aucun des deux responsables n’a fourni de photo des concentrateurs d’oxygène en question et ils n’ont pas indiqué quelle organisation était responsable de l’envoi du camion.

Depuis que l’Égypte a ouvert son point de passage de Rafah vers Gaza il y a 11 jours, plusieurs centaines de camions remplis d’aide humanitaire ont pu entrer dans Gaza après avoir été inspectés par les autorités égyptiennes et israéliennes.

Les camions entrent d’abord en Égypte où ils subissent une première série d’inspections. Ils sont ensuite amenés en Israël par le point de passage de Nitzana où ils sont inspectés par la liaison militaire israélienne avec les Palestiniens, le COGAT, avant d’être renvoyés en Égypte et conduits à Gaza par le point de passage de Rafah, a déclaré un second responsable israélien au Times of Israel, précisant que ce format avait été convenu à l’issue de discussions approfondies entre Israël, l’Égypte et les États-Unis.

Un convoi de camions transportant de l’aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza depuis l’Egypte via le poste frontière de Rafah, le 21 octobre 2023. (Crédit : Eyad Baba/AFP)

Israël a jusqu’à présent rejeté les appels de plus en plus nombreux à autoriser l’entrée de carburant, craignant que le Hamas ne le détourne pour alimenter ses tunnels. Le chef d’état-major de Tsahal, Herzi Halevi, a déclaré jeudi qu’Israël autoriserait l’entrée de carburant dans la bande de Gaza via le point de passage de Rafah seulement s’il déterminait que les hôpitaux étaient à court d’essence.

Peu après les propos tenus par Halevi, le bureau du Premier ministre a publié une déclaration laconique indiquant simplement que le Premier ministre Benjamin Netanyahu « n’avait pas approuvé l’entrée de carburant dans la bande de Gaza ».

Les plans de bataille israéliens ont été « peaufinés de manière importante »

Israël a « peaufiné de manière importante » son plan militaire initial dans le cadre de la guerre contre le Hamas après des discussions avec les États-Unis, a également annoncé vendredi ce responsable de l’administration Biden.

Alors qu’il lui était demandé si Washington débattait avec Israël sur le nombre croissant de victimes civiles, l’officiel de premier plan a insisté sur le fait que « les États-Unis posent des questions difficiles et ils demandent en permanence de pouvoir s’assurer que les objectifs recherchés par Israël sont clairement établis ».

« Les Israéliens ont peaufiné de manière significative leur plan initial », a continué le responsable lors d’un point-presse par téléphone, réclamant l’anonymat.

Il a ajouté qu’appeler à un cessez-le-feu au lendemain de l’assaut barbare lancé par le Hamas sur le sol israélien n’était pas une politique que les États-Unis prôneraient, parce qu’elle serait injuste.

Un cessez-le-feu « dépend du sentiment de sécurité des Israéliens et de la possibilité de garantir que quelque chose de similaire à ce qui s’est produit ne se répètera pas », a-t-il continué.

D’un autre côté, une « pause » permettrait le déplacement des civils de manière sécurisée et l’entrée des aides à Gaza.

Une photo prise depuis Sderot montre de la fumée s’élever de la bande de Gaza pendant des frappes israéliennes, le 3 novembre 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Il a noté que cent camions étaient entrés à Gaza jeudi, disant que les États-Unis « s’attendent à voir ce chiffre augmenter de manière importante au cours des prochains jours ».

L’officiel a aussi révélé qu’Israël avait accepté une pause humanitaire le 20 octobre qui vise à garantir la remise en liberté de deux Américains actuellement détenus en captivité à Gaza.

Il a expliqué que les négociateurs devaient recevoir l’assurance – de la part d’Israël et de la part du Hamas – que les otages pourraient se déplacer en toute sécurité pour « ce qui ne sera pas un court déplacement » entre le lieu où ils sont actuellement retenus jusqu’à la frontière.

« Il y avait un délai pour ça et… il a fallu régler correctement les choses de manière à ce qu’ils puissent sortir », a commenté le responsable, se référant à l’organisation de cet « essai de pause humanitaire ».

Il a noté qu’une pause bien plus longue serait nécessaire en cas de conclusion d’un accord qui pourrait entraîner la libération des 240 otages.

L’ébauche d’un cadre « pour faire sortir les otages de Gaza… est en cours », a-t-il dit, sans donner de détail supplémentaire.

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