Le Hamas appelle l’ONU à accélérer le versement de l’aide qatarie
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Le Hamas appelle l’ONU à accélérer le versement de l’aide qatarie

Le groupe terroriste attribue la responsabilité du retard du versement des liquidités à la bureaucratie des Nations unies

Une employée du gouvernement nommée par le Hamas à Gaza signe un document pour obtenir 50 % de son salaire qui aurait dû être versé depuis longtemps sur des fonds donnés par le Qatar, tandis que d'autres attendent dans la queue, au bureau de poste principal de Gaza, à Gaza City, le 7 décembre 2018. (AP Photo/Adel Hana)
Une employée du gouvernement nommée par le Hamas à Gaza signe un document pour obtenir 50 % de son salaire qui aurait dû être versé depuis longtemps sur des fonds donnés par le Qatar, tandis que d'autres attendent dans la queue, au bureau de poste principal de Gaza, à Gaza City, le 7 décembre 2018. (AP Photo/Adel Hana)

Le Hamas a appelé vendredi les Nations unies à accélérer la mise en oeuvre d’un plan visant à faire entrer les aides financières qataries au sein de l’enclave côtière dans le cadre d’une trêve présumée qui aurait été négociée avec Israël par l’Egypte.

Après que les affrontements entre l’Etat juif et le Hamas avaient repris le mois dernier, lors du tir d’une roquette du groupe terroriste qui s’est abattue dans les profondeurs d’Israël, détruisant une habitation et faisant sept blessés, un cessez-le-feu a été forgé dans un contexte de craintes mutuelles d’escalades du conflit.

Le Hamas a fait savoir que le cessez-le-feu permettait un allègement du blocus imposé dans la zone par l’Etat juif en échange d’un retour au calme. Jérusalem n’a pas pour sa part commenté publiquement l’accord présumé.

Israël affirme que le blocus vise à empêcher le Hamas, une organisation terroriste qui a juré la destruction d’Israël, d’importer des armes, des roquettes et d’autres matériels utilisés pour construire des tunnels d’attaque et autres fortifications.

Parmi les mesures d’aide apportées aux Gazaouis, la reprise du versement de l’assistance financière du Qatar – qui avait été bloquée – à travers des versements à des programmes de travail de l’ONU.

En novembre, l’Etat du Golfe – allié de longue date du Hamas – s’était engagé à verser environ 15 millions de dollars mensuels pendant six mois.

Une partie de ces fonds avait été à l’origine utilisée pour payer les salaires des employés du Hamas. Les versements avaient cessé après l’opposition politique qui s’était manifestée en Israël.

Khalil al-Hayya, vice-président du bureau politique du Hamas, a déclaré vendredi à l’AFP que le plan alternatif se trouvait actuellement dans une impasse à l’ONU.

« Les fonds qataris existent et les fonds alloués par la Banque mondiale (pour les liquidités nécessaires aux programmes de travail) existent », a-t-il dit.

« Mais leur versement, avec les mécanismes mis en place aux Nations unies, est lent », a-t-il ajouté, lançant un appel à l’envoyé de l’ONU Nickolay Mladenov. « Nous appelons les Nations unies et M. Mladenov à accélérer la mise en oeuvre du plan ».

Un habitant de Gaza sur deux vit sous le seuil de pauvreté, le chômage affecte 53 % de la population, 70% chez les jeunes, selon la Banque mondiale. Plus des deux tiers des deux millions de Gazaouis s’entassant sur le territoire exigu confronté aux pénuries d’eau et d’électricité dépendent de l’aide étrangère.

Ces derniers mois, les mesures de rétorsion de l’Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie et à couteaux tirés avec le Hamas, et les coupes dans les aides américaines ont amplifié les effets des restrictions israéliennes imposés depuis plus de 10 ans à Gaza (pour des raisons évidentes de sécurité) et sous lequel étouffe l’économie locale, dit la Banque mondiale.

En difficulté financière, le Hamas a augmenté les taxes sur les cigarettes et autres produits importés. Le prix des tomates a triplé.

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