Le Hamas dit avoir accepté une offre égyptienne d’échange de détenus avec Israël
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Le Hamas dit avoir accepté une offre égyptienne d’échange de détenus avec Israël

Le chef de Gaza affirme que le groupe terroriste attend la réponse de Jérusalem à cette proposition

Yahya Sinwar, dirigeant du Hamas dans la bande de Gaza, lors de l'inauguration d'une nouvelle mosquée à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 février 2017. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Yahya Sinwar, dirigeant du Hamas dans la bande de Gaza, lors de l'inauguration d'une nouvelle mosquée à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 février 2017. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Le Hamas a accepté une proposition égyptienne concernant un échange de prisonniers avec Israël et attend la réponse de Jérusalem, a indiqué jeudi soir le chef du groupe terroriste dans la bande de Gaza Yahya Sinwar, selon la Deuxième chaîne.

Des informations parues au début du mois dans le quotidien palestinien Al Quds avaient cité des sources proches du Caire qui avaient dit que cette offre égyptienne verrait Israël remettre d’abord les dépouilles de 39 Palestiniens tués au cours de la guerre de Gaza en 2014, dont 19 étaient des membres du Hamas, en échange de la reconnaissance par le Hamas du sort réservé aux soldats de l’armée israélienne Hadar Goldin et Oron Shaul.

L’armée israélienne explique pour sa part que les deux hommes ont été tués dans l’enclave côtière pendant le conflit de 2014. Le Hamas a laissé entendre qu’il détenait les deux soldats qui, selon lui, pourraient être encore en vie.

Le groupe terroriste détiendrait également trois civils israéliens — Avraham Abera Mengistu, Hisham al-Sayed et Juma Ibrahim Abu Ghanima — qui seraient entrés tous les trois de leur plein gré dans la bande de Gaza.

Dans une deuxième phase du plan égyptien, Israël libérerait ceux qu’on a appelé les « captifs de Shalit » – 58 Palestiniens qui ont été ré-arrêtés durant l’été 2014 après avoir été libérés lors d’un échange de prisonniers en 2011 qui avait permis le retour depuis Gaza de Gilad Shalit, un soldat israélien.

Selon les mêmes sources, le Hamas entrerait alors dans des pourparlers globaux portant sur des échanges de prisonniers avec l’Etat juif. Ces négociations auraient lieu avec la médiation des services de renseignement égyptiens.

S’exprimant devant des jeunes à Gaza, jeudi, Sinwar a également affirmé que Lior Lotan, l’ancien négociateur en chef d’Israël qui a présenté sa démission le mois dernier, a quitté son poste en raison de désaccords internes portant sur la position israélienne.

Leah (à gauche) et Simcha Goldin, les parents du soldat israélien Hadar Goldin assistent à une cérémonie marquant les trois ans depuis l'opération Bordure protectrice au National Memorial Hall à l'entrée du cimetière militaire du mont Herzl, le 13 juillet 2017 (Crédit : Hadas Parush / Flash90)
Leah (à gauche) et Simcha Goldin, les parents du soldat israélien Hadar Goldin assistent à une cérémonie marquant les trois ans depuis l’opération Bordure protectrice au National Memorial Hall à l’entrée du cimetière militaire du mont Herzl, le 13 juillet 2017 (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a estimé au mois d’août qu’Israël doit établir des « frontières claires » aux négociations portant sur des échanges de détenus dans le but « de dire clairement aux ennemis d’Israël que nous n’avons aucune intention de compromettre la sécurité de la population de l’Etat juif ».

Liberman a également dit que’Israël ne devait pas répéter « l’erreur » commise lors de l’échange de prisonniers de Shalit, en 2011, lorsqu’Israël avait libéré plus de 1 000 prisonniers sécuritaires palestiniens, notamment Sinwar.

Mahmoud Kawasme avait également été libéré de prison par le biais de cette convention. Il avait ultérieurement aidé à financer l’enlèvement au mois de juin 2014 de trois adolescents israéliens qui avaient été tués peu de temps après leur kidnapping.

Depuis la capture des dépouilles de leurs fils, les familles Shaul et Goldin ont organisé des campagnes publiques pour leur rapatriement, et ont accusé le gouvernement de ne pas suffisamment agir pour parvenir à cet objectif.

Dov Lieber et Alexander Fulbright ont contribué à cet article.

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