Le Hamas promet des roquettes sur Tel Aviv si Israël élimine ses dirigeants
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Le Hamas promet des roquettes sur Tel Aviv si Israël élimine ses dirigeants

Gaza menace Israël par le biais de médiateurs, dit ne pas craindre la guerre et qu'une "action physique" de Tsahal entraînera des tirs de roquettes sur Tel Aviv - média libanais

Illustration : Des Israéliens se mettent à l'abri alors qu'une sirène d'alarme retentit, avertissant de l'arrivée de roquettes à Tel Aviv, au cinquième jour de l'opération "Bordure protectrice", le samedi 12 juillet 2014. (Crédit photo : Tomer Neuberg/Flash90)
Illustration : Des Israéliens se mettent à l'abri alors qu'une sirène d'alarme retentit, avertissant de l'arrivée de roquettes à Tel Aviv, au cinquième jour de l'opération "Bordure protectrice", le samedi 12 juillet 2014. (Crédit photo : Tomer Neuberg/Flash90)

L’organisation terroriste du Hamas a mis en garde Israël contre l’assassinat de tout dirigeant du groupe terroriste, affirmant que la réponse immédiate serait une pluie de roquettes sur Tel Aviv, ont rapporté jeudi les médias israéliens, citant le journal libanais Al-Akhbar.

Des sources du Hamas ont déclaré au journal pro-Hezbollah que celui-ci avait notifié à Israël, par des intermédiaires, que si l’armée procédait à des assassinats ciblés de ses dirigeants ou prenait des « mesures physiques », le groupe lancerait immédiatement des missiles sur la ville israélienne, la deuxième plus peuplée du pays.

Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a également averti qu’il n’avait pas peur d’entrer en guerre avant ou après les prochaines élections israéliennes du 2 mars.

Le groupe, qui a pris le contrôle de Gaza à l’Autorité palestinienne en 2007, a par le passé tiré des roquettes sur Tel Aviv et les régions environnantes. Certaines de ces roquettes ont été interceptées par le système anti-missile du Dôme de fer tandis que d’autres ont causé des dégâts et fait des blessés.

Un missile intercepteur du Dôme de fer, au-dessus de la ligne d’horizon de Tel Aviv. (Crédit : Matanya Tausig/Flash 90)

Mardi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que l’armée préparait une « grosse surprise » pour le Hamas si le groupe terroriste ne parvenait pas à maîtriser la violence visant le sud d’Israël, alors que des rapports de presse indiquaient qu’Israël envisageait l’assassinat de deux hauts dirigeants du Hamas.

Le sud a connu des semaines de tensions et de troubles le long de la frontière de Gaza, avec des dizaines de ballons transportant des engins explosifs et incendiaires lancés certains jours, ainsi que des tirs de roquettes et de mortiers depuis la zone.

Dans une interview préélectorale avec la radio de l’armée, M. Netanyahu a déclaré que « Le Hamas et les autres organisations terroristes comme le Jihad islamique [palestinien], dont nous avons éliminé le commandant [Baha Abu al-Ata] il y a quelques semaines, devaient comprendre que soit le calme est total et qu’ils maîtrisent les factions rebelles – leur tirer dans les genoux serait la solution -, soit nous n’aurons d’autre choix que de lancer nos programmes opérationnels. Je ne peux pas dévoiler de quoi il s’agit, mais je peux dire que ce sera une grosse surprise ».

Le Premier ministre a déclaré qu’il ne soumettrait aucune décision sur Gaza à des « calendriers politiques », à moins de deux semaines des élections du 2 mars, ajoutant qu’il « choisirait le bon moment pour agir ».

Mardi également, le site web panarabe Al-Araby Al-Jadeed, basé à Londres, a rapporté qu’une délégation des services de renseignement égyptiens qui s’est rendue dans la bande de Gaza l’a fait après avoir reçu des informations selon lesquelles Israël prévoyait d’éliminer deux personnalités importantes du Hamas.

Le site web a déclaré avoir été informé par des sources que le Caire avait persuadé Israël de suspendre la décision d’assassiner Yahya Sinwar, le chef du Hamas dans la bande de Gaza, et Marwan Issa, le chef de sa branche militaire, les Brigades Ezzedine al-Qassam.

Yahya Sinwar, leader du Hamas dans la bande de Gaza, lors d’une conférence de presse à Gaza, le 1er mai 2017. (Crédit : AP Photo/Adel Hana, File)

Selon les sources, Israël tient Sinwar et Issa pour responsables de la récente escalade des hostilités dans la bande de Gaza. La délégation de sécurité égyptienne aurait rencontré des responsables de la sécurité israélienne avant de se rendre dans la bande de Gaza et aurait mis en garde contre les conséquences de l’assassinat de Sinwar et Issa, notant ce qui s’est passé lorsque Israël a éliminé Baha Abu al-Ata, le commandant des Brigades Al-Qods, la branche militaire du Jihad islamique, en novembre dernier.

Le Jihad islamique avait tiré quelque 400 roquettes sur Israël en 48 heures en réponse à cet assassinat. Lorsque les tirs de roquettes ont commencé, l’armée israélienne a ordonné la fermeture des écoles dans le sud et le centre d’Israël, y compris dans la zone de la métropole de Tel Aviv.

Selon l’armée, Abu al-Ata prévoyait de mener des attaques à la roquette et d’autres activités terroristes contre Israël et était également directement responsable de plusieurs cas de tirs de roquettes au cours des six derniers mois.

Aucun Israélien n’a été blessé physiquement par la dernière série de roquettes et d’explosifs aéroportés, bien que certains se soient inquiétés des dommages psychologiques potentiels causés par cette longue période de tension et de violence, qui a commencé il y a environ deux ans avec une série de violentes protestations le long de la frontière de Gaza.

En réponse à ces attaques, l’armée israélienne a mené des frappes sur des cibles du Hamas dans la bande de Gaza, qui n’ont pas causé de blessé parmi les Palestiniens.

Bien qu’aucune roquette n’ait été tirée sur Israël ces derniers jours, les bombardements aériens ont continué et mercredi, un sniper du Jihad islamique a tiré sur les soldats israéliens opérant le long de la frontière de Gaza, ne faisant aucun blessé.

La maison du commandant du Jihad islamique palestinien Baha Abu Al-Ata après avoir été frappée lors d’un raid israélien dans la ville de Gaza, le 12 novembre 2019. (Crédit : Hassan Jedi/Flash90)

L’assassinat ciblé d’un dirigeant palestinien à Gaza est un événement rare.

En mai 2019, lors de la plus grave flambée de violence de ces dernières années, lorsque des terroristes palestiniens ont tiré plus de 700 roquettes sur Israël, l’armée israélienne a tué Hamed Hamdan al-Khodari, qui, selon elle, était responsable de l’acheminement de fonds de l’Iran vers les groupes terroristes de Gaza.

Israël et Gaza se sont affrontés à plusieurs reprises lors de cycles de violence sporadique au cours des deux dernières années, alors que les parties tentaient de parvenir à un cessez-le-feu à long terme.

Le dernier conflit majeur entre les deux parties a eu lieu lors d’un affrontement de cinquante jours en 2014, baptisé par l’armée « Opération Bordure protectrice ». Pendant les combats, le Hamas et d’autres groupes terroristes palestiniens de Gaza ont lancé des milliers de roquettes sur Israël, notamment vers Tel Aviv et d’autres régions du centre du pays.

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