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Le Hamas refuse de participer aux municipales sans les autres scrutins

En avril, le mouvement islamiste armé avait vivement dénoncé la décision d'Abbas d'annuler les législatives et la présidentielle

Dossier : Ismail Haniyeh, chef politique du Hamas, lors d'une cérémonie de pose de la première pierre du complexe médical de Rafah à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 novembre 2019. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Dossier : Ismail Haniyeh, chef politique du Hamas, lors d'une cérémonie de pose de la première pierre du complexe médical de Rafah à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 novembre 2019. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Le mouvement terroriste islamiste armé du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a annoncé mercredi son refus de participer aux municipales palestiniennes de décembre si le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas ne convoquait pas aussi des élections législatives et présidentielle.

La commission électorale palestinienne a annoncé le weekend dernier la tenue de municipales en décembre en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sous réserve que le Hamas permette la tenue du scrutin dans l’enclave.

Or mercredi, dans sa première réaction à cette annonce, le Hamas a conditionné sa participation aux municipales à la tenue des législatives et de la présidentielle qui étaient prévues respectivement en mai et en juillet mais avaient été annulées par Abbas.

« L’annonce par l’Autorité (palestinienne) de la tenue d’élections municipales tient du mépris à l’égard de la situation générale, et nous n’y participerons pas », a déclaré le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, lors d’une conférence de presse à Gaza.

« La bonne solution est de tenir des élections générales – pour le Conseil national (OLP), le Parlement, la présidence, les mairies et les syndicats – simultanément ou selon un calendrier convenu entre les parties », a ajouté ce membre du Hamas. « Si tel est le projet, nous sommes prêts à y participer », a-t-il affirmé.

En avril, le mouvement islamiste armé avait vivement dénoncé la décision d’Abbas d’annuler les législatives et la présidentielle, qui devaient être les premières du genre depuis 15 ans.

Pour tenter de justifier sa décision, Abbas, dont le mandat devait s’achever en 2009, avait argué que la tenue du scrutin n’était pas « garantie » à Jérusalem-Est. Mais Abbas craignait plutôt la victoire de son rival.

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