Le Hamas refuse d’échanger un agent emprisonné contre un civil Israélien (média)
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Le Hamas refuse d’échanger un agent emprisonné contre un civil Israélien (média)

Selon un responsable, le groupe terroriste palestinien ne négociera qu’un seul accord global, et pas au cas par cas

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Avraham Mengistu, photographie non datée. (Crédit : autorisation de la famille)
Avraham Mengistu, photographie non datée. (Crédit : autorisation de la famille)

Le groupe terroriste palestinien du Hamas aurait rejeté une proposition israélienne pour un échange de prisonniers, qui aurait vu Israël libérer un membre du Hamas souffrant de problèmes mentaux en échange du retour d’un civil israélien emprisonné dans la bande de Gaza, et qui aurait lui aussi des problèmes psychologiques.

Un responsable du Hamas a répondu à l’offre en déclarant que l’organisation n’était pas intéressée par des échanges de faible ampleur et ne négocierait qu’un échange de prisonniers unique et global, a annoncé dimanche la radio publique israélienne.

Le Hamas détiendrait Avraham Mengistu et Juma Ibrahim Abu Anima, deux Israéliens qui sont entrés dans la bande de Gaza de leur propre chef, ainsi qu’un troisième civil israélien, dont le nom n’a pas été cité et dont la présence à Gaza n’a pas été confirmée.

Le groupe terroriste islamiste détient également les corps des soldats Oron Shaul et Hadar Goldin, qui ont été tués au combat pendant la guerre de 2014 dans la bande de Gaza.

Selon la radio, Israël a proposé, par un intermédiaire, de libéré Bilal Razaineh, membre du Hamas, en échange de Mengistu ou d’Anima, ce qui a été décrit comme un geste « humanitaire », en raison de la santé mentale des prisonniers impliqués.

Cette information est la plus récente d’une série de nouvelles annonçant que des médiateurs, l’Egypte et/ou le Qatar, sont impliqués dans la négociation d’un échange de prisonniers entre le Hamas et Israël. Des responsables du Hamas ont déjà confirmé ou démenti ces informations périodiquement.

Oron Shaul, Hadar Goldin et Avraham Mengistu. (Crédit : Flash 90/Times of Israel)
Oron Shaul, Hadar Goldin et Avraham Mengistu. (Crédit : Flash 90/Times of Israel)

Razaineh, 24 ans, a été interrogé par les services de sécurité intérieure d’Israël après avoir été arrêté alors qu’il tentait d’entrer en territoire israélien le 27 novembre. Il serait membre des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, depuis presque dix ans, et son interrogatoire a permis d’obtenir des informations sur les opérations de construction des tunnels du groupe terroriste sous la bande de Gaza. Son frère, Mustafa Razaineh, est un membre haut placé des Brigades. En tant que responsable de la sécurité de Mustafa, Bilal avait accès à un haut niveau de sécurité. Les deux frères sont considérés comme des agents haut placés.

Le Hamas demande depuis longtemps qu’Israël commence par libérer les centaines de Palestiniens arrêtés à nouveau après leur libération en 2011 dans le cadre de l’accord Shalit avant de commencer à négocier un nouvel échange de prisonniers.

Une source du Hamas a déclaré à la radio publique israélienne que l’Egypte ne voulait pas être l’intermédiaire entre Israël et le Hamas, et qu’aucun progrès n’était fait en vue d’un échange de prisonniers.

Ces deux dernières semaines, deux importantes délégations du Hamas, dont l’une dirigée par Ismail Haniyeh, et une autre par Marwan Issa, figure dirigeante de la branche armée du Hamas, se sont rendues au Caire pour discuter avec les renseignements égyptiens.

Ismail Haniyeh, dirigeant du Hamas, à son retour à Gaza Ville, le 27 janvier 2017. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)
Ismail Haniyeh, dirigeant du Hamas, à son retour à Gaza Ville, le 27 janvier 2017. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Après les rendez-vous de Haniyeh, le poste-frontière de Rafah, situé entre l’Egypte et la bande de Gaza, a réouvert samedi pour trois jours, pour la première fois de l’année.

Selon une source du Hamas, la question des Israéliens disparus n’a pas du tout été abordée, mais le Hamas serait heureux que l’Egypte propose de s’impliquer, selon la radio. Les discussions ont porté sur des hommes recherchés par l’Egypte car ils sont impliqués dans des attaques de l’Etat islamique dans la péninsule du Sinaï. Ils se cacheraient dans la bande de Gaza.

Ce démenti a été annoncé pendant le week-end, quand des médias arabes ont annoncé que les délégations du Hamas discutaient en fait des Israéliens disparus, et que le Hamas souhaitait reprendre les négociations en passant par l’Egypte.

Samedi, la radio publique israélienne a cité le quotidien arabe Al-Araby Al-Jadeed, qui annonçait que les responsables du renseignement égyptien poussait le Hamas à reprendre les négociations avec Israël pour la libération de deux civils israéliens et des corps de deux soldats.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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