Le Hezbollah peut appeler à une « mobilisation générale » contre l’EI
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Le Hezbollah peut appeler à une « mobilisation générale » contre l’EI

Alors que le groupe terroriste combat contre les djihadistes en Syrie, Nasrallah avertit que les extrémistes posent une menace existentielle à son pays

Hassan Nasrallah pendant la procession de l'Achoura à Beyrouth, le 3 novembre 2014. (Crédit : AFP/STR)
Hassan Nasrallah pendant la procession de l'Achoura à Beyrouth, le 3 novembre 2014. (Crédit : AFP/STR)

Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a averti vendredi que l’Etat islamique posait une menace existentielle contre le Liban et a déclaré que son organisation pourrait bien devoir rapidement appeler à une mobilisation générale pour combattre le groupe.

« Il est maintenant le moment d’engager toute personne pouvant participer, a déclaré Nasrallah aux hauts commandants de l’organisation dans un discours.

Le danger qui nous menace est une menace similaire à celle de 1982 », a-t-il ajouté en faisant référence à la guerre du Liban et à l’invasion militaire israélienne du Liban.

Nasrallah a averti que le Liban était confronté à une invasion par les militants de l’EI qui ont pris le contrôle de larges territoires de la Syrie et de l’Irak.

Si le Hezbollah n’avait pas envoyé ses forces en Syrie les dernières années pour soutenir le régime du président Bashar el-Assad dans son combat contre le groupe des rebelles, Nasrallah a déclaré qu’il combatterait aujourd’hui l’Etat islamique sur le sol libanais.

Le chef du Hezbollah a promis « d’utiliser toute notre force et toutes nos capacités pour affronter les groupes extrémistes ».

« Dans la prochaine phase, nous pouvons déclarer la mobilisation générale de tout le peuple », a-t-il déclaré.

Le puissant mouvement terroriste chiite libanais, un allié clé du gouvernement de Damas, a combattu à travers la frontière syrienne depuis le début du soulèvement en 2011.

Au cours des deux dernières semaines, le Hezbollah a déclaré qu’il avait sécurisé un tiers de la région de Qalamun, un territoire des deux côtés de la poreuse fontière syrienne et libanaise.

Le sort de Qalamoun est particulièrement important pour le Hezbollah qui défend depuis longtemps son intervention en Syrie aux côtés des troupes du président Bashar el-Assad comme un élément clé de la sécurité du Liban.

A Qalamoun, cet argument a encore plus de poids du fait de la présence de djihadistes du groupe de l’Etat islamique et du groupe al-Nosra affilié à al-Qaeda.

Si le Hezbollah est inscrit sur la liste des organisations terroristes de Washington, il combat maintenant contre certains de mêmes groupes djihadistes qui sont ciblés par les frappes aériennes américaines en Syrie et en Irak.

Les combattants de l’Etat islamique ont récemment consolidé le contrôle du groupe sur la frontière irako-syrienne après avoir capturé une capitale de province irakienne et un célèbre site de l’hétirage culturel syrien.

Les djihadistes, qui contrôlent maitenant environ la moitié de la Syrie, ont renforcé leur « califat » transfrontalier auto-proclamé en prenant le contrôle du passage sur la route principale entre Damas et Bagdad tard jeudi.

L’insurrection djihadiste qui l’a aussi vu prendre la capitale Ramadi de la province d’Anbar et l’ancienne ville syrienne de Palmyre la semaine dernière, vient malgré huit mois de frappes dirigées par les Américains.

Cela a entraîné l’exode de dizaines de milliers de civils dans les deux pays et a soulevé les peurs que l’Etat islamique répète à Palmyre la destruction qu’il a déjà réalisé sur des anciens sites de Nimrod et de Mossoul en Irak.

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