Israël en guerre - Jour 202

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Le Hezbollah tire des roquettes et lance un drone ; l’aviation israélienne riposte

Le Dôme de fer a intercepté les roquettes tirées sur Kiryat Shmona ; Tsahal a ciblé le site du dépôt d'armes du groupe terroriste après avoir vu des terroristes y pénétrer

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

De la fumée s’élevant après une frappe aérienne israélienne dans le village libanais d'Ayta ash Shab, le 24 février 2024. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)
De la fumée s’élevant après une frappe aérienne israélienne dans le village libanais d'Ayta ash Shab, le 24 février 2024. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

Le système de défense anti-missile « Dôme de fer » a intercepté des roquettes tirées sur des villes proches de la frontière nord et un avion de chasse a abattu un drone qui se dirigeait vers Israël, alors que les combats le long de la frontière nord d’Israël n’ont montré aucun signe d’accalmie ce samedi.

Un certain nombre de roquettes ont été tirées depuis le Liban en direction de Kiryat Shmona et des zones environnantes samedi en fin de journée, le système de défense anti-aérienne Dôme de fer ayant réussi à repousser une grande partie de la salve, a déclaré l’armée israélienne.

L’attaque a eu lieu environ deux heures après que Tsahal a effectué des frappes aériennes sur des cibles du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah dans le sud du Liban, dont un dépôt d’armes où une cellule de terroristes était regroupée, a indiqué l’armée.

Aucun dégât ni blessé n’a été signalé lors de l’attaque de Kiryat Shmona, qui a été secouée à de nombreuses reprises par des projectiles lancés de l’autre côté de la frontière voisine. Kiryat Shmona, comme la plupart des localités situées le long de la frontière nord en Galilée, a été en grande partie évacuée de ses civils.

Tout au long de la journée, des roquettes ont également été tirées depuis le Liban sur Arab al-Aramshe, Hanita et la région du mont Dov. Aucun dégât ni blessé n’a été signalé.

Cet échange s’inscrit dans le cadre des attaques quotidiennes du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah contre le nord d’Israël, alors que le pays lutte simultanément contre le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza. L’armée israélienne a répondu aux attaques tout en prenant de plus en plus l’initiative, en frappant plus profondément au Liban, car elle a juré qu’elle n’accepterait pas la présence du Hezbollah le long de la frontière, où le conflit a entraîné le déplacement de dizaines de milliers de personnes des communautés du nord du pays.

Le Hezbollah, quant à lui, a semblé intensifier son utilisation de drones armés, en lançant apparemment plusieurs d’entre eux sur Israël ces derniers jours.

Des alertes au drone ont été déclenchées dans plusieurs villes du nord d’Israël samedi matin, puis en début d’après-midi. Tsahal a déclaré, à la suite de la deuxième alerte, qu’une « cible aérienne suspecte » qui se dirigeait vers l’espace aérien israélien depuis le Liban avait été abattue par un avion de chasse dans l’espace aérien libanais. La première était manifestement une fausse alerte.

Un avion de chasse israélien a également frappé un dépôt d’armes du Hezbollah dans le village de Matmoura, au sud du Liban, après avoir repéré un groupe de terroristes entrant dans le bâtiment, a indiqué l’armée.

Tsahal a noté qu’il y avait eu d’importantes explosions secondaires après la frappe initiale, indiquant que des armes se trouvaient à l’intérieur, et a publié une vidéo du bombardement.

Les avions de combat ont également frappé plusieurs autres bâtiments utilisés par le Hezbollah à Rab el-Thalathine, Ayta ash-Shab, et Blida, a déclaré l’armée.

Tsahal a également pris pour cible un centre de commandement appartenant à la force d’élite Radwan du Hezbollah à Baraachit, ainsi que des sites de lancement de roquettes et d’autres infrastructures à Jabal Blat.

Les troupes ont également bombardé des zones près de Rachaya al-Foukhar avec de l’artillerie pour « éliminer les menaces », a ajouté l’armée.

Le Hezbollah a revendiqué des attaques tout au long de la journée de samedi. Aucune victime n’a été signalée par le groupe terroriste ou par la presse libanaise.

Depuis le 8 octobre, le Hezbollah a attaqué presque quotidiennement des communautés israéliennes et des postes militaires le long de la frontière, le groupe terroriste chiite libanais affirmant qu’il le fait pour soutenir Gaza dans le cadre de la guerre qui s’y déroule.

La guerre a éclaté lorsque des terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre, tuant près de 1 200 personnes, principalement des civils, tout en prenant 253 otages de tous âges, en commettant de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

Israël a répondu à à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire du pays et la pire menée contre des Juifs depuis la Shoah par une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza visant à anéantir le Hamas, à mettre fin à son règne de seize ans à Gaza et à libérer tous les otages.

Israël a prévenu qu’il ne pouvait plus tolérer la présence du Hezbollah le long de sa frontière et que si une solution diplomatique n’était pas trouvée, il se tournerait vers une action militaire pour repousser le groupe terroriste chiite libanais vers le nord.

Illustration : Des volutes de fumée s’élevant à la suite d’un raid aérien israélien sur un hangar situé près de la principale route côtière dans la ville de Ghaziyeh, au sud du Liban, le 19 février 2024. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Jusqu’à présent, les escarmouches à la frontière ont causé la mort de six civils du côté israélien, ainsi que celle de dix soldats et réservistes de Tsahal. Plusieurs attaques ont également été lancées depuis la Syrie, sans faire de blessés.

Le ministre des Affaires étrangères Israel Katz a averti les Nations unies vendredi que si l’organisation mondiale, qui a déployé une force de maintien de la paix le long de la frontière libanaise, n’agissait pas contre le Hezbollah, Israël prendrait les choses en main.

Le Hezbollah a été beaucoup plus durement touché : 211 de ses terroristes ont été tués par Israël depuis le 8 octobre, principalement au Liban, mais aussi en Syrie.

Au Liban, 32 autres membres de groupes terroristes distincts, un soldat libanais et au moins 30 civils, dont trois journalistes, ont été tués.

Les autorités françaises, américaines et autres tentent depuis des mois d’atténuer la possibilité d’une escalade le long de la frontière nord d’Israël, mais aucune avancée ne semble se profiler à l’horizon.

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