Le Jihad islamique boycottera les élections municipales
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Le Jihad islamique boycottera les élections municipales

Les élections ne sont pas "le bon moyen de sortir de l'impasse nationale palestinienne", a indiqué le deuxième groupe terroriste palestinien de la bande de Gaza

Membre de la branche armée du Jihad islamique palestinien, les brigades Al-Quds, dans un tunnel de la bande de Gaza, le 3 mars 2015.  (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Membre de la branche armée du Jihad islamique palestinien, les brigades Al-Quds, dans un tunnel de la bande de Gaza, le 3 mars 2015. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Le mouvement terroriste Jihad islamique a annoncé lundi qu’il boycotterait les élections municipales prévues le 8 octobre dans les Territoires palestiniens.

« Nous ne participerons pas aux élections municipales et locales », a dit dans un communiqué le Jihad islamique, deuxième formation islamiste palestinienne après le Hamas.

Les élections ne sont pas « le bon moyen de sortir de l’impasse nationale palestinienne », a-t-il dit en faisant référence aux divisions intestines palestiniennes, entre le Fatah laïque qui domine l’Autorité palestinienne siégeant à Ramallah en Cisjordanie, et le Hamas qui gouverne la bande de Gaza, territoire palestinien distinct soumis à un blocus israélien.

Le Jihad islamique a combattu du côté du Hamas et d’autres groupes palestiniens au cours des trois guerres contre Israël dans la bande de Gaza entre 2008 et 2014.

Dans son communiqué, le Jihad islamique appelle à la réconciliation entre le Fatah et le Hamas.

Le Hamas a annoncé pour sa part qu’il participerait aux élections alors qu’il avait boycotté le précédent scrutin en 2012, qui ne s’était tenu qu’en Cisjordanie.

Le dernier scrutin national palestinien remonte à 2006, quand le Hamas avait été privé de sa victoire aux premières législatives démocratiques jamais tenues dans les Territoires.

Le Hamas avait pris le pouvoir par la force dans la bande de Gaza l’année suivante au prix d’une quasi-guerre civile avec le Fatah, le parti du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le Parlement ne siège plus depuis 2007 et le mandat du président Abbas, expiré en 2009, court toujours faute d’élections.

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