Le Koweït expulse 60 Libanais pour liens présumés avec le Hezbollah
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Le Koweït expulse 60 Libanais pour liens présumés avec le Hezbollah

Certains ont été qualifiés de "cas dangereux" et ont seulement deux jours pour quitter l'émirat, a précisé un journal local

Drapeau du Koweit. (Crédit : SKopp/Domaine public)
Drapeau du Koweit. (Crédit : SKopp/Domaine public)

Les autorités du Koweït ont décidé d’expulser 60 Libanais pour liens présumés avec le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah, déclaré « terroriste » par les monarchies sunnites du Golfe, a rapporté lundi un journal local.

Citant une source sécuritaire, le quotidien Al-Qabas a indiqué que les autorités koweïtiennes avaient annulé les permis de résidence de 60 personnes qui ont deux mois maximum pour régler leurs affaires avant l’expulsion.

Certains ont été qualifiés de « cas dangereux » et ont seulement deux jours pour quitter l’émirat, a précisé le journal.

La semaine dernière, Al-Qabas avait annoncé que 11 Libanais et trois Irakiens liés au Hezbollah avaient été expulsés du Koweït.

Environ 50.000 Libanais vivent et travaillent au Koweït.

Les six pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont établi des mécanismes de coordination pour identifier des personnes dont la présence n’est pas souhaitable dans leur région, a ajouté le journal.

Le CCG comprend l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et le sultanat d’Oman.

Le 2 mars, ces pétromonarchies avaient classé comme « terroriste » le Hezbollah, acteur-clé au Liban et soutien du régime de Bachar al-Assad en Syrie. Le 11 mars, la Ligue arabe avait emboité le pas au CCG.

Trois jours plus tard, le ministère bahreïni de l’Intérieur avait annoncé que des Libanais avaient été expulsés de Bahreïn pour « appartenance ou soutien au Hezbollah », sans préciser leur nombre.

L’Arabie saoudite, chef de file du CCG, accuse l’Iran et le Hezbollah de mener des « actions déstabilisatrices » dans les pays arabes. Elle a interrompu des programmes militaires de quatre milliards de dollars destinés aux forces de sécurité libanaises punissant Beyrouth pour des positions antisaoudiennes du gouvernement, dominé par le Hezbollah.

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